Désir d’enfant

Généralités

En Polynésie

L'adoption

Beaucoup de couples désirent, à un moment de leur vie, la naissance d’un enfant. Bienque cela soit naturel, voire banal, certains couples ont de grandes difficultés à réaliser leur  projet d’enfant.

 

La vie du futur bébé débute physiquement à partir de la fécondation, un "miracle" que l'on doit à la rencontre d'un spermatozoïde et d'un ovule. Ce début physique ne correspond pas forcément début du bébé rêvé par ses parentsqui se passe parfois bien avant.

 

Pour concevoir un bébé il faut tout un parcours d’heureuses circonstances.

Condition première, la fécondation : un spermatozoïde doit rencontrer un ovule. Or, déja, de nombreux paramètres interviennent pour que cela soit possible.

Le rapport amoureux doit avoir lieu à un moment précis du cycle car les spermatozoïdes vivent 5 jours et l’ovocyte ne vit que 24 heures. Ainsi, la période de fécondabilité est située entre les quatre jours qui précèdent la date de l'ovulation et le jour qui la suit.

Il est donc important que vous preniez le temps de bien connaitre vos cycles pour repérer le moment de l’ovulation. Plusieurs méthodes sont possibles notamment la connaissance de la qualité de la glaire (méthode billings) au cours de votre cycle ainsi que la courbe de température (méthode ogino). Il existe aussi des indicateurs de fertilité.

 

Repérer la bonne période est important, mais encore faut-il que l'ovule et les spermatozoïdes soient de bonne qualité, puisque tous ne sont pas fécondables et fécondants. Un long chemin attend les spermatozoïdes pour parvenir jusqu'à l'ovule et pouvoir le féconder : ils devront traverser le col utérin et l'utérus, avant de remonter dans les trompes. Un voyage à risque pour les spermatozoides puisqu'à peine 1% des spermatozoïdes déposés lors d’un rapport parviennent jusqu'à la première étape. Une fois dans la trompe utérine, un seul spermatozoïde réussira à traverser l'enveloppe de l'ovule. En principe, la membrane devient aussitôt imperméable aux autres spermatozoïdes et l'aventure pourra continuer.

 

Il faut ensuite que l’oeuf conçu se développe, or, de nombreux oeufs sont « défectueux » et ne permettent pas à la grossesse de se poursuivre. Il peut aussi y avoir un problème lors de la nidation (lorsque l’oeuf s’accroche à la paroi utérine) et là encore la grossesse peut se terminer si la nidation ne s’effectue pas.

 

Etant donné le nombre de paramètres à réunir pour concevoir ce bébé, on comprend aisément que de multiples tentatives soient souvent nécessaires.

 

Il faut en moyenne 4 à 6 mois mois pour réussir à concevoir un enfant (environ 20 à 25% de chances par cycle menstruel), et parfois bien plus longtemps encore.

 

Il semble raisonnable de se donner un an pour réaliser le projet de concevoir un bébé. Audela, il peut être utile  de  consulter un médecin pour une éventuelle stérilité.  Un an lorsqu’on est en désir d’enfant, c’est long !

Cela représente douzes essais et attentes déçus et c’est plus ou moins difficile à vivre.

Si vous décidez de consulter, assurez-vous que vous comprenez bien les examens ou protocoles qui vous sont proposés. N’hésitez pas à poser des questions, aucun sujet n’est tabou, aucune question n’est « idiote ».

 

Quelques définitions 

- Fertilité ou fécondité : capacité d'un individu à concevoir et donner la vie spontanément. A noter : un couple peut avoir été fécond, en ayant déjà donné vie, et ne plus l'être ; on parle alors de stérilité " secondaire ". 

- Infertilité ou stérilité : incapacité d'un individu ou d'un couple à concevoir un enfant sans assistance médicale. On ne commence à parler de stérilité qu'en l'absence de grossesse après deux ans de tentatives régulières. Dans 30% des cas, la stérilité du couple est due à l'homme, 30% à la femme, 30% aux deux, tandis que le reste est inexpliqué.

 

Lorsque bébé ne vient pas

Tout d'abord, il ne s'agit bien souvent pas d'infertilité mais du fait que les parents désirent très fortement un bébé rapidement. Or, comme on l'a vu, ce n'est qu'après environ deux année de rapports réguliers, qu'on peut soupçonner une infertilité. Ensuite, il faut aussi malheureusement prévenir les parents qu'une étude britanique récente a démontré que chez les couples ayant recours à une FIV, les résultats positifs (enfants nés à terme) sont à peine meilleurs que la proportion d’enfants nés à terme spontanément - c’est à dire sans intervention médicale-.

        Des approches non médicales ou paramédicales des problèmes de fertilité sont aussi interressantes à explorer avant de vous lancer dans des procédures longues, douloureuses et coûteuses : l'ostéopathie, la naturopathie, l'accupuncture, le yoga, les psychothérapies...

La stimulation ovarienne : C'est souvent la première proposition faite à un couple, notamment dans les cas d'absence d'ovulation (anovulation) ou d'ovulations rares et/ou de qualité médiocre (dysovulation). Il s'agit d'augmenter la production par les ovaires du nombre de follicules matures, et ainsi obtenir une ovulation de qualité. Ce traitement, généralement quotidien, s'effectue par voie orale ou injectable, pendant une durée de 4 à 8 mois, ce qui représente un trairtement lourd et contraigant. Les dosages sont variables d'une femme à l'autre, et chez une même femme d'un cycle à l'autre. En cours de traitement, des examens tels qu'échographies et dosages hormonaux sont nécessaires pour suivre les résultats et éventuellement réajuster les dosages (pour éviter tout risque d'hyperstimulation, et donc d'effets secondaires indésirables). L'insémination artificielle est très souvent précédée d'une stimulation de l'ovulation, afin de mettre vraiment toutes les chances de votre côté.

L'insémination artificielle : C'est la plus ancienne méthode, et également la plus utilisée, notamment pour les problèmes d'infertilité masculine et de troubles de l'ovulation. Il s'agit de déposer du sperme - celui de votre compagnon ou éventuellement d'un donneur-, le plus souvent directement dans l'utérus. Simple et indolore, cette intervention ne nécessite pas d'hospitalisation et peut-être répétée sur plusieurs cycles.  

    

 

Fondation pour la recherche médicale

 

association pauline et adrien

 

association fivfrance

 

Natisens

 

      

        Biologie de l'infertilité

        Exploration de l'infertilité

        Infertilité d'origine Immunologique

Un bébé, mais pas à tout prix de Brigitte-Fanny Cohen

En Polynésie

 

-      4 médecins sur Tahiti proposent des consultations spécialisées dans ces domaines :

 il s'agit des Dr Al Wardi Nedim, Fadié Hugues, Thibaud Jean Marie et Feidt Xavier.

 

      - Seule l' insémination intra-utérine peut être réalisée sur Tahiti

(mais la fécondation in vitro est possible en Métropole ou en Nouvelle Zélande.)

 

      - Les textes relatifs aux régimes du RGS, RNS et au RSPF autorisent la prise en charge en « tiers-payant » à 80 % du tarif de responsabilité de l'Assurance Maladie, des frais  médicaux et pharmaceutiques en rapport avec la fécondation in vitro pratiqués dans un centre agréé par la Direction de la Santé et après entente préalable, dans la limite de cinq tentatives. ( Pas de prise en charge en EVASAN ).

                                                                                                                                                                 

Pour plus de renseignements, contacter directement la médecine conseil à la CPS  au 41 68 68.

 

L'adoption

    Que la conception d'un bébé soit possible ou non, certains parents souhaitent adopter un enfant. C'est une démarche qui génère beaucoup de questionnements et très souvent les parents adoptant ont vraiment murement réfléchi leur démarche. En Polynésie, l'adoption est particulière, car le plus souvent il ne s'agit pas d'un abandon de l'enfant par la famille biologique mais d'un don. En effet culturellement certains enfants sont  "fa'amu" c'est à dire confiés par les parents (biologiques) à la famille élargie, ce n'est pas tout à fait une adoption car le lien entre les enfants et leurs parents peut rester très fort voire sur la base d'une visite journalière. Il est donc particulièrement important que les parents adoptant gardent un lien continu avec la famille biologique. Ceci n'est pas toujours facile avec l'éloignement de certaines îles.

Pour tout renseignement s'adresser au service local des affaires sociales :

Service des affaires sociales

cellule adoption

BP 1707

98 713 Papeete

(Immeuble te Hotu, av Prince Hinoï)


Association MAEVA 
Association des juristes de polynésie
Blog mes koalas 

- Adoption et transfert d'enfants - Revue Droit et Culture, n° 23 (revue semestrielle d'anthropologie et d'histoire) chez L'Harmattan

- Le droit français appliqué à la famille polynésienne: inadaptation, malentendus et vides juridiques. M.N. CHARLES. Revue Droit et Culture, n° 30, 1995 (revue semestrielle d'anthropologie et d'histoire) chez L'Harmattan

- Réflexions sur l'adoption en Polynésie française. M.N. CHARLES. Revue de la Recherche juridique Droit Prospectif, 1997.

- Filliation et don d'enfants en Polynésie française (numéro consacré au thème de l'abandon à travers le monde). M.N. CHARLES. Le Journal des psychologues, janvier 1998.

- Le placement en vue de l'adoption des enfants de Polynésie française est-il conforme au droit français ? (Marie-Noëlle CHARLES et Sophie-Françoise RIBOT-ASTIER) Etude JCPN / 1998 / n°20 - JCP / 1997 /I /4073.

- De la famille fa'a'amu en Polynésie française à la nécessité d'un statut de la famille nourricière, dans " L'enfant et les familles nourricières en droit comparé. M.N. CHARLES. Etudes sous la direction du Pr. J. Pousson, Presses universitaires des sciences sociales de Toulouse.

- Quelques réflexions pour l’amélioration du processus d’adoption des enfants polynésiens, Pascal GOURDON, Dr. famille 2004, n° 7-8, p. 16.

- 1, 2, 3 MES PETITS KOALAS, De Sabine LAINE chez L'Harmattan:
Témoignage sur l’adoption d’enfants polynésiens
A la maison, nous sommes cinq. Papa, maman, et trois petits koalas. Nos enfants du bout du monde. Nos enfants. L'auteur a mis sa vie professionnelle entre parenthèses pour se consacrer entièrement à ses trois enfants. Tellement, qu'elle se devait d'écrire leur histoire. Pour eux d'abord, pour qu'ils sachent tout l'amour qui les a entourés depuis le début, avant leur adoption. Puis, au fil de l'écriture, elle a voulu témoigner, tenter de gommer les préjugés sur l'adoption, expliquer enfin l'adoption à la polynésienne, l'adoption fa'a'mu.

DE L’ADOPTION, Des pratiques de filiation différentes
Textes coordonnés par Isabelle LEBLIC
Collection anthropologie PRESSE UNIVERSITAIRE BLAISE PASCAL (Clermont-Ferrand) – 02/2004
Cet ouvrage met l’accent sur les pratiques de transferts d’enfants dans différentes sociétés, avec une orientation particulière sur la confrontation entre « adoption traditionnelle » et « adoption internationale ». Réflexion sur le problème de l’abandon face à celui du don d’enfant et sur les différentes conceptions de la filiation dans le monde.

- CE, avis, 4 févr. 1997. - Adoption. Missions de l'aide sociale à l'enfance. L. n° 66-500, 11 juillet 1966. Compétence du service territorial des affaires sociales. Compétence du territoire de la Polynésie française Avis.- JCPN / 1998 / n°18

- La D. A. P. « en vue de l’adoption » au nom des parents d’origine et des futurs adoptants, COPPENRATH (G.), La délégation d’autorité parentale – Prélude à l’adoption en Polynésie française, éd. Haere po no Tahiti, 2e éd. 1990.

- L’adoption facile en Polynésie, états généraux de la santé, mai 1988, MUEL (R.).

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