La vie du futur bébé débute physiquement à partir de la fécondation, un "miracle" que l'on doit à la rencontre d'un spermatozoïde et d'un ovule. Ce début physique ne correspond pas forcément début du bébé rêvé par ses parentsqui se passe parfois bien avant.
Pour
concevoir un bébé il faut tout un parcours
d’heureuses circonstances.
Condition
première, la fécondation : un spermatozoïde doit
rencontrer un ovule. Or, déja,
de nombreux paramètres interviennent pour que cela soit
possible.
Le
rapport amoureux doit avoir lieu à un moment précis du
cycle car les spermatozoïdes vivent 5 jours et
l’ovocyte ne vit que 24 heures. Ainsi, la période de
fécondabilité
est située entre les quatre jours qui précèdent la
date de l'ovulation et le
jour qui la suit.
Il
est donc important que vous preniez le temps de
bien connaitre vos cycles pour repérer le moment de
l’ovulation. Plusieurs
méthodes sont possibles notamment la connaissance de la
qualité de la glaire (méthode
billings) au cours de votre cycle
ainsi que la courbe de température (méthode ogino). Il
existe aussi des indicateurs
de fertilité.
Repérer
la bonne période est important, mais encore
faut-il que l'ovule et les spermatozoïdes soient de bonne
qualité, puisque tous
ne sont pas fécondables et fécondants. Un long chemin
attend les spermatozoïdes
pour parvenir jusqu'à l'ovule et pouvoir le féconder :
ils devront traverser le
col utérin et l'utérus, avant de remonter dans les
trompes. Un voyage à risque
pour les spermatozoides puisqu'à peine 1% des
spermatozoïdes déposés lors d’un
rapport parviennent jusqu'à la première étape. Une
fois dans la trompe utérine,
un seul spermatozoïde réussira à traverser
l'enveloppe de l'ovule. En principe,
la membrane devient aussitôt imperméable aux autres
spermatozoïdes et
l'aventure pourra continuer.
Il
faut ensuite que l’oeuf conçu se développe, or, de
nombreux oeufs sont « défectueux » et ne
permettent pas à la
grossesse de se poursuivre. Il peut aussi y avoir un problème
lors de la
nidation (lorsque l’oeuf s’accroche à la paroi
utérine) et là encore la
grossesse peut se terminer si la nidation ne s’effectue pas.
Etant
donné le nombre de paramètres à réunir pour
concevoir ce bébé, on comprend aisément que de
multiples tentatives soient
souvent nécessaires.
Il
faut en moyenne 4 à 6 mois mois pour réussir à
concevoir un enfant (environ 20 à 25% de chances par cycle
menstruel), et
parfois bien plus longtemps encore.
Il
semble raisonnable de se donner un an pour réaliser
le projet de concevoir un bébé. Audela, il peut
être utile de consulter
un médecin pour une éventuelle stérilité. Un an lorsqu’on est en désir
d’enfant, c’est
long !
Cela
représente douzes essais et attentes déçus et
c’est
plus ou moins difficile à vivre.
Si
vous décidez de consulter, assurez-vous que vous
comprenez bien les examens ou protocoles qui vous sont proposés.
N’hésitez pas
à poser des questions, aucun sujet n’est tabou, aucune
question n’est « idiote ».
Quelques
définitions
-
Fertilité ou fécondité : capacité d'un
individu à
concevoir et donner la vie spontanément. A noter : un couple
peut avoir été
fécond, en ayant déjà donné vie, et ne plus
l'être ; on parle alors de
stérilité " secondaire ".
-
Infertilité ou stérilité : incapacité d'un
individu
ou d'un couple à concevoir un enfant sans assistance
médicale. On ne commence à
parler de stérilité qu'en l'absence de grossesse
après deux ans de tentatives
régulières. Dans 30% des cas, la stérilité
du couple est due à l'homme, 30% à
la femme, 30% aux deux, tandis que le reste est inexpliqué.
Lorsque bébé ne vient pas
Tout d'abord, il ne s'agit bien souvent pas d'infertilité mais du fait que les parents désirent très fortement un bébé rapidement. Or, comme on l'a vu, ce n'est qu'après environ deux année de rapports réguliers, qu'on peut soupçonner une infertilité. Ensuite, il faut aussi malheureusement prévenir les parents qu'une étude britanique récente a démontré que chez les couples ayant recours à une FIV, les résultats positifs (enfants nés à terme) sont à peine meilleurs que la proportion d’enfants nés à terme spontanément - c’est à dire sans intervention médicale-.
Des approches non médicales ou paramédicales des problèmes de fertilité sont aussi interressantes à explorer avant de vous lancer dans des procédures longues, douloureuses et coûteuses : l'ostéopathie, la naturopathie, l'accupuncture, le yoga, les psychothérapies...
La
stimulation ovarienne :
C'est souvent la première
proposition faite à un couple, notamment dans les cas d'absence
d'ovulation
(anovulation) ou d'ovulations rares et/ou de qualité
médiocre (dysovulation).
Il s'agit d'augmenter la production par les ovaires du nombre de
follicules
matures, et ainsi obtenir une ovulation de qualité. Ce
traitement, généralement
quotidien, s'effectue par voie orale ou injectable, pendant une
durée de 4 à 8
mois, ce qui représente un trairtement lourd et contraigant. Les
dosages sont variables d'une femme à l'autre, et chez une
même femme
d'un cycle à l'autre. En cours de traitement, des examens tels
qu'échographies
et dosages hormonaux sont nécessaires pour suivre les
résultats et
éventuellement réajuster les dosages (pour éviter
tout risque
d'hyperstimulation, et donc d'effets secondaires indésirables).
L'insémination
artificielle est très souvent précédée
d'une stimulation de l'ovulation, afin
de mettre vraiment toutes les chances de votre côté.
L'insémination artificielle : C'est la plus ancienne méthode, et également la plus utilisée, notamment pour les problèmes d'infertilité masculine et de troubles de l'ovulation. Il s'agit de déposer du sperme - celui de votre compagnon ou éventuellement d'un donneur-, le plus souvent directement dans l'utérus. Simple et indolore, cette intervention ne nécessite pas d'hospitalisation et peut-être répétée sur plusieurs cycles.
Fondation
pour la recherche médicale
Infertilité d'origine Immunologique
Un bébé, mais pas à tout prix de Brigitte-Fanny Cohen
- 4
médecins sur Tahiti
proposent des consultations spécialisées dans ces
domaines :
il
s'agit des Dr Al Wardi Nedim, Fadié
Hugues, Thibaud Jean Marie et Feidt Xavier.
- Seule l' insémination
intra-utérine peut être réalisée sur Tahiti
(mais
la fécondation in vitro est possible en Métropole ou en
Nouvelle Zélande.)
- Les textes relatifs aux régimes du RGS,
RNS et au RSPF autorisent la prise en charge en
« tiers-payant » à 80
% du tarif de responsabilité de l'Assurance Maladie, des frais médicaux et pharmaceutiques en rapport
avec
la fécondation in vitro pratiqués dans un centre
agréé par la Direction de la
Santé et après entente préalable, dans la
limite de cinq tentatives. (
Pas de prise en charge en EVASAN ).
Pour
plus de renseignements, contacter directement la médecine
conseil à la CPS au 41 68 68.
Que la conception d'un bébé soit possible ou non, certains parents souhaitent adopter un enfant. C'est une démarche qui génère beaucoup de questionnements et très souvent les parents adoptant ont vraiment murement réfléchi leur démarche. En Polynésie, l'adoption est particulière, car le plus souvent il ne s'agit pas d'un abandon de l'enfant par la famille biologique mais d'un don. En effet culturellement certains enfants sont "fa'amu" c'est à dire confiés par les parents (biologiques) à la famille élargie, ce n'est pas tout à fait une adoption car le lien entre les enfants et leurs parents peut rester très fort voire sur la base d'une visite journalière. Il est donc particulièrement important que les parents adoptant gardent un lien continu avec la famille biologique. Ceci n'est pas toujours facile avec l'éloignement de certaines îles.
Pour tout renseignement s'adresser au service local des affaires sociales :
Service des affaires sociales
cellule adoption
BP 1707
98 713 Papeete
(Immeuble te Hotu, av Prince Hinoï)