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|
| 1 |
Alphonse
de Liguori |
brillant
avocat napolitain (il était à 16 ans Docteur en droit civil et
canonique), puis prêtre et évêque de Ste Agathe des Goths : un évêché
misérable dont personne ne voulait ; il fonda les Rédemptoristes,
spécialistes des missions populaires. L’épreuve ne lui manqua
pas : il vit l’œuvre de sa vie sur le point de disparaître, il
fut même exclu de la congrégation qu’il avait fondée ! Sa théologie
morale, à bonne distance du laxisme de toujours, comme du jansénisme
alors florissant, lui valut le titre de Docteur de l’église,
mais, mieux encore, sauva du désespoir d’innombrables chrétiens.
Il avait fait vœu de ne jamais perdre son temps. Il mourut nonagénaire
en 1787. |
| La
mère des 7 frères Macchabées |
7
fois martyre en ses fils, avant de l’être elle-même |
| Eléazar |
-
En ce même 2ème siècle avant Jésus, ce Saint vieillard préféra
la mort à un semblant d’apostasie. |
| 2 |
Pierre
Julien Eymard |
curé
de Monteynard au diocèse de Grenoble, puis à Lyon, provincial des
Maristes. Il aida Pauline Jaricot fondatrice de la « Propagation
de la Foi », et fonda lui-même la Société des Prêtres du
Saint Sacrement. Il mourut, en 1868, à La Mure, sa ville natale. |
| Etienne
1er |
A
Rome, en 257, pape : entre deux persécutions l’Église
connaissait une accalmie. Les chrétiens en profitèrent pour se
persécuter eux-mêmes : l’occasion en fut alors le baptême
administré par les hérétiques ; était-il valide ? Contre St
Cyprien et l’épiscopat africain qui le niaient, Etienne répondit
par l’affirmative. |
| Eusèbe, |
En
371, évêque de Vercelli en Piémont. Il fut exilé 8 ans, en
Orient, pour sa foi en la divinité du Christ. Ce fut l’occasion
pour lui de rencontrer les moines orientaux, et, de retour dans son
diocèse, il forma avec ses prêtres une communauté pastorale et
quasi monastique. La cathédrale de Vercelli possède un manuscrit
des Évangiles qui est peut- être de sa main. |
| 3 |
Nicodème |
-
disciple du Christ : trois fois l’Évangile en fait mention : lors
d’une visite nocturne où Jésus se confie à lui, pendant une séance
du Sanhédrin où il prend sa défense, au pied de la Croix où il
se compromet encore en ensevelissant le Christ abandonné de ses apôtres. |
| Lydie |
Au
1er siècle, à Philippes en Macédoine . Son commerce de pourpre ne
l’empêchait pas d’aller écouter la Parole de Dieu prêchée
par l’apôtre Paul : sa maison fut la première église
d’Europe. |
| Marane
et Cyre |
A
Bérée, l’actuelle Alep en Syrie. Lorsque Théodoret entreprit
d’écrire leur vie, ces deux religieuses vivaient depuis 42 ans
dans une stricte clôture dont elles n’étaient sorties que deux
fois. |
| Bx
Pierre Favre |
jésuite : il était né au Villaret, paroisse de St Jean de
Sixt. Grâce à l’appui de son oncle, prieur de la Chartreuse du
Reposoir, il put étudier à Thônes, puis à La Roche. Ayant épuisé
la science de ses maîtres, il gagna Paris : il y partagea la
chambre de St François Xavier, et, grâce à lui fit la
connaissance de St Ignace. Il était le seul prêtre du petit
groupe, noyau de la Compagnie de Jésus, qui prononçait ses vœux
à Montmartre le 15 août 1534. Il fit en Allemagne la conquête du
jeune Pierre Canisius, et mourut d’épuisement à Rome le 1er août
1546 |
| 4 |
Jean-Marie
Vianney |
né
à Dardilly en 1686, mort curé d‘Ars en 1859 : au prix de grands
efforts il parvint au sacerdoce, avec l’humiliation de se voir
privé, pour un temps, des pouvoirs de confesser. Après 3 ans de
vicariat à Écully, il fut envoyé à Ars, dont il fut le curé
pendant 42 ans. Il convertit sa paroisse et y attira des foules ; il
passait couramment 18 heures chaque jour au confessionnal. Ce
contemplatif, qui aurait voulu se retirer à « la Trappe »
de La Neylière, a été donné comme modèle et patron aux curés
du monde entier.
|
| Aristarque |
compagnon
de St Paul. Il faillit être lynché à Éphèse, lors de l’émeute
des orfèvres (et des hôteliers) menacés dans leurs intérêts par
« le déboulonnage » de la déesse Diana. |
| Bx
Frédéric Jansoone, |
franciscain,
né près de Dunkerque, en 1838. Il fut aumônier militaire pendant
la guerre de 1870 et affecté, les 40 dernières années de sa vie,
aux oeuvres de Terre
Sainte : le Pape Jean- Paul II l’a béatifié en 1988. |
| 5 |
Afra |
-
En 304, à Augsbourg en Bavière, martyrisée après une vie
de péché. Conduite au tribunal, elle fut invitée à sacrifier aux
idoles. « J’ai commis assez de péchés, je ne ferai pas
celui-là ». Condamnée à être brûlée vive, elle pria Dieu
d’agréer sa mort en expiation de ses péchés. |
| Oswald |
Au
7ème siècle, roi du Northumberland, en Angleterre du Nord,
Il eut pour objectif la christianisation de son pays ; il fut tué
dans la guerre qui l’opposa au roi païen Penda, et dès lors
considéré comme martyr. |
| 6 |
Just
et Pastor |
-
En Castille, les Sts Just et Pastor, martyrs ; c’étaient de
jeunes enfants en âge d’école. Le poète Prudence les a célébrés
; St Paulin voulut enterrer son fils auprès d’eux ; St Jean de la
Croix cependant se refusa à écrire leur biographie qui serait
« oeuvre d’imagination et d’émotion, plus que de vérité. ». |
| 7 |
Gaétan
de Thienne |
A
Naples, en 1447, St Gaëtan de Thienne : prélat vénitien de la
cour des Papes Jules II et Léon X, il attendit des mois avant de
dire sa première Messe, par humilité et respect, et fonda l’Ordre
des Théatins, ainsi appelé parce que le premier supérieur en fut
l’évêque de Théate : Pierre Caraffa, le futur Pape Paul IV. |
| |
A
Rome, en 258, St Sixte II, Pape: il célébrait la liturgie au
cimetière de Calliste, le 6 août 258, quand il fut surpris et décapité
sur place, avec quatre de ses diacres. Ce fait est relaté dans une
lettre de St Cyprien de Carthage, écrite trois semaines après l’évènement. |
| Victrice |
comme
St Martin, dont il fut l’ami, il avait quitté l’armée pour
suivre le Christ. Il évangélisa la France du Nord et la Belgique.
Il mourut en 407, archevêque de Rouen. |
| Donat |
-
Vers 660, moine de Luxeuil puis évêque de Besançon : il
donna aux moniales de sa ville épiscopale une règle ; entre autre,
elle interdisait de servir la moindre nourriture aux visiteurs de
sexe masculin (évêques et abbés compris ) pour les contraindre à
abréger leur visite. |
| bx
Agathange de Vendôme et Cassien de Nantes |
En
1638, , capucins français missionnaires au Proche-Orient, puis en
Éthiopie où ils furent martyrisés : on les pendit avec la corde
qui leur servait de ceinture. |
| 8 |
Cyriaque
et ses compagnons |
|
| Dominique |
chanoine
d’Osma en Espagne, il vint à Rome avec son évêque pour
solliciter la permission d’évangéliser les païens de Russie.
Innocent III l’envoya en Languedoc, où sévissait l’hérésie
albigeoise. St Dominique découvrit les causes du mal :
l’ignorance du peuple et l’excessive richesse du clergé... et
le remède : des religieux pauvres, des prédicateurs qui seraient
des docteurs et des contemplatifs. « Contempler, et
transmettre ce qui a été contemplé », c’est la devise des
frères prêcheurs. Il s’appuyait sur la prière du couvent de
Prouille - le premier de son Ordre - où il avait réuni quelques
femmes converties de l’hérésie. Quant à ses religieux, bien
qu’ils ne fussent encore que 16, Dominique les dispersa à travers
l’Europe, car, « entassé, le grain se corrompt ; jeté au
vent, il porte fruit ». St Dominique mourut à Bologne, en
1221. Il éprouvait, dit-on, une telle joie à entrevoir le Visage
du Seigneur, qu’il ne pouvait supporter qu’aucun de ses frères
en soit à jamais privé. |
| Bse
Jeanne d’Aza, |
mère
de St Dominique. |
| Famien |
A
Gallese, près de Rome où il mourut le 8 août 1150, cistercien
allemand qui vécut toute sa vie en ermite ou en pèlerin. Son nom
était Wardon, mais le peuple lui donna, à cause de sa grande réputation
(en italien “ fama”), celui de Famien. |
| Marie-Hélène
Mac Killop |
En
1909, ; première bienheureuse de l’Australie, pour son apostolat
auprès des Aborigènes. |
| Les
14 Saints auxiliaires |
invoqués,
surtout en Allemagne pour leur compétence et leur bonté. En
France, on leur en adjoignit un 15ème : Marie. Deux fois cités au
Martyrologe, ils peuvent donc être invoqués deux fois ! |
| 9 |
Edith
Stein |
philosophe juive, définitivement convertie par la lecture de la “
grande sainte Thérèse”, et carmélite à Cologne. Elle y sera
comme Élie devant Dieu, en faveur de tous les hommes. « Je
suis une petite Esther très pauvre et très faible, mais le Roi qui
m’a choisie est grand et infiniment miséricordieux ». Elle
périt dans l’Holocauste en 1942,dans les chambres à gaz
d’Auschwitz. Jean-Paul II l’a proclamée patronne de l’Europe. |
| Romain |
A
Rome, en 258, que les Actes de St Laurent associent au saint
diacre. |
| St
Amour |
on
ne sait rien de lui, sinon qu’il est vénéré « depuis
toujours » en Franche-Comté, avec son compagnon St Viateur. |
| Julien,
Marien et 8 autres martyrs |
A
Constantinople, au 8ème siècle, les Sts Julien, Marien et 8 autres
martyrs, mis à mort par le glaive pour la défense des saintes icônes,
« signes visibles du monde invisible ». |
| Maurille |
-
L’an du Seigneur 1067, originaire de Reims, étudiant à Liège,
professeur en Saxe, bénédictin à Fécamp ; les moines de Ste
Marie de Florence l’élirent pour abbé quittant ces religieux
indisciplinés il regagna Fécamp, dont il sortit à nouveau pour être
archevêque de Rouen. |
| 10 |
Laurent |
de
l’hécatombe du 6 août 258, il survécut, seul des 7 diacres du
Pape Sixte II, pour mourir quatre jours plus tard. Il était chargé
du temporel de l’église de Rome : on le tortura pour le
contraindre à livrer ses trésors qu’il avait déjà distribués
aux pauvres. Il fut pour cela brûlé à petit feu sur un gril ;
ironique, il disait à son bourreau : “C’est assez cuit de ce côté;
retourne le rôti !”, sarcasme macabre, ultime victoire de
l’esprit sur la brute. “Le feu qui le consumait du dehors, dit
St Léon, s’est trouvé moins ardent que celui qui brûlait son cœur”. |
| Philomène |
une
sainte inconnue, que le saint curé d’Ars fit complice de ses
miracles. |
| Hugues
de Montaigu |
Vers
1135, né près de Cluny, il y prit l’habit sous l’abbatiat
de son oncle St Hugues ; il fut plus tard abbé de St Germain d’Auxerre,
puis évêque de cette ville. Il favorisa l’Ordre Cistercien
naissant. |
| 11 |
Claire
d'assise |
Au
couvent St Damien d’Assise, en 1253, Ste Claire : touchée par
l’exemple de St François, elle se mit sous sa conduite et fut, à
18 ans, la fondatrice des Clarisses, le second Ordre franciscain.
Elle lutta énergiquement (et contre les Papes eux-mêmes !) pour
garder à son Ordre le privilège de la pauvreté absolue, c’est-à-dire
de n’avoir d’autre richesse que le Seigneur Jésus. “Sois béni,
mon Dieu, de m’avoir créée”, telles furent ses dernières
paroles. |
| Suzanne |
Au
IIIe siècle Rome, elle était si jolie et si savante, dit la
légende, que l’empereur voulut l’épouser. Elle révéla
qu’elle était chrétienne, aussitôt on lui coupa la tête. Sa légende
n’est pas fiable, mais au cours des âges, tant de saintes
inconnues ont porté son nom ! |
| Bienheureux
Maurice Tornay |
:
il était né à Orsières en Valais, fit ses études au collège de
Saint Maurice et entra chez les chanoines du Grand St Bernard.
Missionnaire au Tibet, il y fut tué le 11 août 1949, car, lui
fut-il signifié, « ici, dans la Terre des Esprits, il ne doit
y avoir qu’une seule religion ». |
| cardinal
Newman |
né
dans une famille “modérément
anglicane”, il se fera le protagoniste du “Mouvement d’Oxford”.
L’étude des Pères le fera catholique. Cependant sa conversion ne
lui valut pas la confiance des catholiques, mais la
rancune de ses anciens coreligionnaires. Il mourut nonagénaire, en
1890, à Birmingham. |
| 12 |
Euplus |
-
En 304, au temps de Dioclétien, à Catane en Sicile, diacre : on
suspendit à son cou l’Évangile qu’il portait lors de son
arrestation, et on le conduisit au supplice tandis que, devant lui,
un héraut criait « Euplus chrétien, ennemi des dieux de l’Empereur ». |
| |
Clarisse |
En
1670, à Viterbe, (elle s’appelait Hyacinthe Mariscotti,
mais était religieuse de Ste Claire, d’où son nom). Envoyée au
couvent contre son gré par ses parents, elle dut, à un refus
d’absolution de son confesseur, de convertir une vie totalement
relâchée. |
| |
Bx
Innocent XI, Pape |
Le
12 août 1689, son pontificat fut troublé par des démêlés
avec Louis XIV, et par l’invasion turque déferlant sur l’Europe,
et stoppée à Vienne par Jean Sobieski. |
| |
Bx
Isidore Bakanja |
il
était catéchumène chez les Pères trappistes, à Mbandaka, au Zaïre.
Le patron dont il était le domestique n’admettait pas ses “dévotions”
(tel le chapelet... ) ; il le battit à mort. Il mourut, après
avoir pardonné à ses assassins, assistés par les “missionnaires
trappistes”. C’était le 12 août 1909, il avait 29 ans.
Jean-Paul II l’a béatifié lors du synode africain en 1994. |
| 13 |
Radegonde |
En
587, Ste Radegonde, reine des Francs puis moniale au Couvent de Ste
Croix qu’elle avait fondé à Poitiers. Elle y reçut un fragment
de la vraie Croix au chant du « Vexilla Regis » composé
pour la circonstance par le poète Venance Fortunat. |
| Hippolyte |
Vers
235, prêtre de Rome et théologien intransigeant : se voulant
plus fidèle à la Tradition que le Pape lui-même, il sortit de
l’Église, premier antipape de l’Histoire. L’impiété de
l’empereur Maximin-le-Thrace, déchaînant la persécution, le
tira de ce mauvais pas : St Pontien et St Hippolyte, le Pape et
l’antipape se retrouvèrent dans les mines de Sardaigne. La
communauté de souffrance les réconcilia et tous deux moururent
martyrs. Le Pape St Fabien ramena leur corps à Rome et les
ensevelit ensemble le 13 août 236 et ensemble ils sont vénérés
aujourd’hui. St Hippolyte, grâce à sa “Tradition
Apostolique”, nous est davantage connu. |
| Jean
Berchmans |
il
naquit belge et pauvre. Novice jésuite à Malines, il fut envoyé
au Collège Romain mais termina sa théologie au Ciel, en 1621. Sa
grande pénitence, avoua-t-il, fut la vie commune. |
| Bénilde |
frère
des Écoles Chrétiennes. Il ne quitta pratiquement jamais son
Auvergne natale. 40 ans il s’y sanctifia et sanctifia ses élèves
dans les fonctions d’instituteur et de directeur d’école. Il
mourut à Saugues (Haute-Loire) en 1862. |
| 14 |
Maximilien
Kolb |
prêtre
franciscain polonais, fondateur d’œuvres multiples : il avait le
génie de l’organisation et fut le supérieur du plus grand
couvent du monde, près de Varsovie. Pendant l’occupation nazie,
il abrita plus de 2000 juifs. Il s’offrit spontanément à
remplacer un père de famille condamné à mourir dans « le
bunker de la faim », au camp d’Auschwitz. Il mourut en la
vigile de l’Assomption 1941. |
| Bx
Alain de la Roche |
|
| St
Antoine Primaldi |
Quand,
en 1480, la ville d’Otrante en Italie, tomba aux mains des Turcs,
ceux-ci laissèrent aux habitants le choix entre la mort et
l’apostasie. St Antoine Primaldi, un artisan âgé, soutint
leur foi, et mourut avec eux. |
| 40
martyrs du monastère cistercien de Nonay |
Au
16ème siècle, les 40 martyrs du monastère cistercien de Nonay, en
Irlande : un survivant du massacre, rapporte le ménologe de notre
Ordre, entra, le soir, dans l’église qu’il pensait à jamais déserte
; ses yeux s’ouvrirent : ils étaient tous là, palmes à la main,
dans leurs stalles, chantant les 1ères Vêpres de l’Assomption de
Notre Dame. |
| 15 |
Tarsicius |
Au
3ème siècle « porteur des mystères du Christ »,
selon une inscription du Pape St Damase ; “il préféra mourir
plutôt que de livrer le Corps
du Christ à la
profanation des païens”. |
| Stanislas
Kostka |
En
1568, novice jésuite polonais ; encouragé par St Pierre
Canisius, il se rendit au noviciat de Rome où il fut accueilli par
St François de Borgia. Il eut la grâce de communions miraculeuses.
Il mourut à 18 ans et il est, avec St Jean Berchmans, et St Louis
de Gonzague, le spécial protecteur des jeunes frères en formation. |
| 16 |
Roch |
Au
13e siècle, St Roch, né et mort à Montpellier ; il se dévoua au
service des pestiférés, et contracta leur mal. Il fut alors assisté
“par un chien, son roquet” (dont son iconographie ne le sépare
jamais !). |
| Simplicien |
désigné
par St Ambroise pour être son successeur à Milan; il joua un rôle
important dans la conversion de St Augustin. |
| Etienne |
En
1038, patron de la Hongrie, fondateur d’un royaume chrétien
qui dura 9 siècles. Il transforma en nation un ensemble de tribus
semi-nomades, et les christianisa, faisant appel pour cela aux bénédictins.
Il consacra son royaume à Marie qu’il appelait “la Grande Dame
des Hongrois”. Il avait été baptisé par le bénédictin St
Adalbert, marié à Ste Gisèle, soeur de l'empereur St Henri .
Couronné “roi apostolique” en l’an 1.000, il reçut du Pape
Sylvestre II la couronne qui est encore le symbole national des
Magyars. Il fut canonisé le même jour que son fils Emeric. |
| Kérémon |
Au
4e siècle, ermite du désert d’Égypte, cité dans les conférences
de Cassien. Fidèle au travail manuel on le trouva mort, plus que
centenaire, assis sur sa chaise, tenant en mains son panier inachevé.
On a cru cependant pouvoir l’accuser de semi-pélagianisme. |
| Théodore |
évêque
du Valais, jadis très vénéré en Suisse comme en Savoie. Il est
à l’origine du culte des Martyrs de la Légion Thébaine, vénérés
à St Maurice. |
| Armel |
au
6e siècle, populaire en pays breton. |
| Béatrice
de Silva |
sa
beauté lui rendant intenable sa vie à la cour du roi d’Espagne,
elle se réfugia chez les cisterciennes de Tolède. En 1484, elle
fonde, avec 12 compagnes, l’Ordre des Conceptionnistes, en
l’honneur de Marie, en s’inspirant des usages de Cîteaux. Le
Pape Paul VI l’a canonisée en 1976. |
| 17 |
Hyacinthe |
En
1257, à Cracovie en Pologne, l’un des premiers disciples de
St Dominique : il est appelé “l’apôtre de la Pologne” mais
rayonne vers la Russie à l’Est, l’Allemagne de l’Ouest, dans
les Balkans au Sud. |
| Mammès |
A
Césarée en Turquie, berger, martyrisé en 273 ; ses reliques
sont vénérées à Langres. |
| Bx
Carloman |
En
755, fils de Charles Martel, maire du Palais, puis moine bénédictin.
Ses frères du Mont Cassin tentèrent, par son intermédiaire, de
recouvrer les reliques de St Benoît emportées par les moines de
Fleury. |
| Bx
Hugues |
En
1270, cellérier du monastère cistercien de Tennenbac, au pays de
Bade. |
| un
grand nombre de chrétiens martyrisés |
Au
Japon, en 1627 : on comptait parmi eux des enfants de 5 ans et même
de 3 ans. |
| Bse
Jeanne Delanoue, |
En 1736, fondatrice de “la Providence de Saumur” :
elle ne songeait qu’à s’enrichir en vendant le plus cher
possible des objets de piété aux pèlerins de N. D. des Ardiliers,
en n’achetant son pain qu’à l’heure du repas, pour n’avoir
pas à le partager avec les pauvres... puis elle se convertit,
adoptant 6 pauvres, puis 12, puis 100 et 300... |
| 18 |
Hélène |
A
Rome, vers 329, Ste Hélène, mère du premier empereur chrétien,
Constantin: on a gardé le souvenir de ses aumônes et des églises
qu’elle fit construire (St Pierre de Rome, et plusieurs autres en
Terre Sainte). C’est à elle que, d’après St Ambroise, on doit
la découverte de la Vraie Croix. |
| Agapit |
A
Palestrina, près de Rome, martyr. |
| Bx
Aimon Taparelli |
-
En 1495, dominicain piémontais. Le Bienheureux Amédée de
Savoie le choisit comme prédicateur de la Cour et peut-être comme
confesseur. |
| 19 |
Jean
Eudes |
En
1680, St Jean Eudes, apôtre de la Normandie, sa patrie. Il fonda
les Eudistes pour la formation des prêtres, et la congrégation de
N.D. de Charité (ou du Refuge) - le futur Bon Pasteur - pour “les
filles repenties”. Prophète du Sacré-Coeur, il considérait
surtout l’amour de Jésus pour son Père (alors qu’à la même
époque “l’école de Paray” était plus attentive à l’amour
de Jésus pour les hommes). “Il faudrait aux prêtres 3 éternités
pour dire une messe, disait-il : la première pour s’y préparer,
la seconde pour la célébrer, la troisième pour remercier” |
| Louis
de Toulouse ou Louis d’Anjou |
petit-neveu
de St Louis : son origine princière lui valut plus d’épreuves
que d’avantages : il fut 10 ans otage de guerre en Catalogne, et
vit plus tard sa vocation franciscaine contrariée, puisqu’il dut
accepter l’évêché de Toulouse. Il mourut miné par la
tuberculose, à l’âge de 23 ans. |
| le
Bienheureux Guerric, |
L’an
1157, chanoine de Tournai : St Bernard qu’il avait suivi à
Clairvaux, l’envoya comme abbé à Igny. Sa santé ne supportant
pas les gros travaux, il suppléait par la parole et par la plume :
sa pensée la plus souvent exprimée, sinon la plus originale, est
que la vie du chrétien, du moine, est attente de Dieu. Sur son lit
de mort, il exigea qu’on brûlât son oeuvre écrite :
heureusement, on en avait déjà transcrit des copies ! |
| le
Bienheureux Gobert d’Aspremont, |
En
1263, un autre cistercien : moine de Villers : quand le
sommeil le tourmentait pendant les Vigiles, il se frottait langue et
lèvres avec du poivre, et il se trouvait aussitôt parfaitement éveillé. |
| Bx
Gervais Brunel , Paul Charles et Elie Desgardin |
-
En 1794, parmi les prêtres déportés sur les pontons de Rochefort
pour avoir refusé “le serment Liberté - Égalité”, jugé
schismatique, 3 moines : les Bienheureux Gervais Brunel, prieur de
la Trappe, et Paul Charles, prieur de Sept-Fons : déclarés “sans
infirmités et bons pour la déportation”, ils rejoignirent, là-bas,
, autre moine de Sept-Fons et infirmier de sa Communauté,Elie
Desgardin qui se dévoua au service des autres déportés : « Je
sais que ma santé ne résistera pas... mais je sacrifie volontiers
mes jours pour sauver ceux de mes frères ». |
| 20 |
Bernard |
En
1153. Abbé et Docteur de l’Église. Il eut, tout enfant,
“sa grâce de Noël” : il en garda un grand amour pour le
Christ, auquel il en joignit un autre pour Notre-Dame. En 1112, âgé
de 22 ans, il entre à Cîteaux : trois ans après, St Etienne Hardïng
l’envoie fonder Clairvaux. “Bernard, pourquoi es-tu venu ici
?” se répétait-il souvent. Abbé de 700 moines, créateur de 68
monastères, auteur d’une oeuvre spirituelle à laquelle on
pourrait donner le titre d’ “Histoire du Verbe”, il dut encore
travailler à la paix de l’Église, lutter contre l’hérésie,
prêcher la seconde Croisade... Trop souvent dans le monde, à son
gré, il fut un actif et un contemplatif, “tout à tous, parce que
tout à soi, parce que tout à Dieu”. On relève dans son oeuvre
écrite des pensées comme celle-ci : « La volonté de Dieu
est que nous ayons tout par Marie »” et cette autre ;
“Lorsque Dieu aime, il ne veut qu’une chose
: être aimé, sachant que l’amour rendra bienheureux tous
ceux qui L’aimeront”. |
| Samuel |
Au
11e siècle avant le Christ, ce prophète sacra roi Saül, et,
parce que « l’obéissance vaut mieux que le sacrifice »,
son successeur David. |
| Philibert |
Au
7e siècle, fils de l’évêque d’Aire en Gascogne, et abbé.
Comme souvent ceux qui ont du caractère, il l’avait mauvais :
cela lui ayant attiré l’inimitié de ses moines, il décida
d’aller étudier la vie monastique à travers les monastères de
France et d’Italie. Il est le fondateur des monastères normand de
Jumièges et vendéen de Noirmoutier. Ses reliques sont vénérées
à Tournus. |
| Bernard
Tolomei |
En
1348, à Sienne, fondateur de la Congrégation bénédictine
du Mont-Olivet. |
| Amadour |
-
Au moyen-âge, ermite à qui on attribue l’origine du pèlerinage
de N. D. de Rocamadour. |
| 21 |
Jeanne
de Chantal |
|
| Pie
X , pape |
Joseph
Sarto, né en Vénitie, fut élu Pape en 1903. Il accueillit cette
charge “ comme la Croix “. Il se montra plein de sollicitude
pour l’Église de France. Voulant que le peuple “prie sur de la
beauté”, il se préoccupa de liturgie “source première et
indispensable du véritable esprit chrétien” ; musique sacrée, réforme
du bréviaire... il créa l’Institut Biblique, prépara la réforme
du Droit Canon... Il fut, face au Modernisme, le défenseur de la
Foi. Il est surtout le Pape de la communion fréquente et précoce.
Il mourut dans la douleur le 20 août
1914, en voyant s’allumer la première guerre mondiale.
“Tout récapituler dans le Christ” avait été la devise de son
pontificat. |
| Sidoine
Apollinaire |
né
lyonnais, grand écrivain et gendre de l’empereur. Évêque et
gouverneur de Clermont, il défendit la cité contre les
Wisigoths, et sa foi contre l’hérésie importée par
l’envahisseur arien. Aux pauvres il donnait ses meubles et sa
vaisselle (et comme sa femme allait les racheter, il pouvait ainsi
les donner 2 fois !). Il mourut en 480. |
| Bernard
d’Alzire et ses 2 sœurs Marie et Grâce |
St
Bernard était sous le nom d’Ahmed un prince musulman d’Espagne
; passant par le monastère cistercien de Poblet, en Catalogne, il
se convertit, s’y fit moine et en devint cellérier. Il gagna à
la vraie foi ses deux sœurs, qui elles aussi, rejoignirent l’Ordre
de Cîteaux. Tous trois furent mis à mort par leur propre frère l’émir de Valence, en 1180. |
| Bse
Victoire |
A
Madagascar, en 1894 . Toute sa vie, elle resta fidèle à son mari
malgré les humiliations dues à son inconduite et pria beaucoup
pour son peuple malgache. |
| 22 |
Symphorien |
A
Autun, vers 200, St Symphorien : la préface des défunts a repris
ces mots adressés au jeune martyr par sa mère, en langue gauloise
: “la vie n’est pas détruite, elle est transformée”. Considéré
comme un saint national à l’époque mérovingienne. Il fut
populaire dans toute la France, où de nombreuses bourgades portent
son nom. |
| Fabrice |
un
martyr espagnol, dont on ne sait que le nom. |
| Timothée |
Vers
300, martyrisé à Antioche lors de « la grande persécution »
de Dioclétien |
| Siegfried |
abbé
coadjuteur de St Pierre de Weatmouth, fondé par St Benoît Biscop :
en 690, Siegfried est mourant et Benoît également ; on les
transporte l’un après l’autre, et on les aide à se donner un
dernier baiser de paix. |
| Bx
Lambert, |
frère
aîné de St Pierre de Tarentaise, St Lambert fut choisi premier abbé
de Chèsery, monastère fondé par Fontenay, en 1140. Une charte
mentionnera encore St Lambert en 1157, date probable de sa mort. |
| 23 |
Philippe
Bénitti |
En
1285, St Philippe Benitti : il était médecin quand une
intervention miraculeuse de la Sainte Vierge le décida à entrer
dans l’Ordre des Servites dont il sera l’un des plus actifs
propagateurs. D’un jeune voyou qui l’insultait, il fit un
religieux qui devint St Pérégrin ; de deux prostituées, Hélène
et Flore, qui le sollicitaient, il fit les deux premières recrues
de la branche féminine des Servites. Sur son lit de mort, il réclama
“son livre”, c’est-à-dire son crucifix : “Il m’a tout
appris”, affirma-t-il. |
| trois
jeunes frères, Claude, Astérius et Néron, |
En
303, à Égée, sur le golfe d’Alexandrette, crucifiés parce que
chrétiens : ils avaient été arrêtés avec deux femmes âgées,
Domnina et Théonilla, qui expirèrent sous les supplices. |
| Théonas |
-
Vers l’an 300, évêque : il consacra à la Mère de Dieu la Ste
Église d’Alexandrie, où jusqu’alors les saints mystères se célébraient
en cachette ; il réfuta l’erreur de Sabellius, qui niait la
Trinité. |
| Asceline |
En
Champagne, au 12e siècle, moniale cistercienne de Boulancourt. |
| Rose
de Lima |
Au
Pérou, en 1617, première sainte (canonisée) du
Nouveau-monde, dont elle est patronne ; elle consacra à Dieu sa très
grande beauté en recevant l’habit de tertiaire dominicaine. |
| 24 |
Barthélémy |
St
Barthélemy des synoptiques qui est le Nathanaël de St Jean, l’apôtre
que Jésus avait vu sous le figuier : il était de Cana et fut amené
à Jésus par Philippe son ami ; et Jésus promit à ce fils de
Jacob de voir de ses yeux ce dont l’autre n’avait fait que rêver...
Son nom signifierait « Dieu-donné ». |
| 300
martyrs de « Massa Candida », |
En
Tunisie, les 300 martyrs de « Massa Candida », (nom
provenant de la chaux blanche que recouvrait leur charnier) : ils
avaient préféré être brûlés eux-mêmes, plutôt que de brûler
de l’encens aux idoles. |
| Ouen |
officier
de Dagobert, appelé à l‘épiscopat en 640, en même temps que St
Éloi. Il mourut évêque de Rouen. |
| Jeanne-Antide
Thouret |
elle
entra chez les filles de St Vincent ; sa Congrégation étant
dispersée par la Révolution, elle revint à son village natal de
Sance le long en Franche -Comté, où elle exerça son zèle souvent
au péril de sa vie. En 1800, elle fonda, à Besançon, l’Institut
des Sœurs de la Charité et obtint de Pie VII l’approbation de sa
Règle ; mais l’archevêque de Besançon interdit à la fondatrice
l’entrée de la maison qu’elle avait fondée ; sur la porte fermée
devant elle, dans un geste de charité et de chagrin, elle déposa
un long baiser. Elle mourut en 1826 à Naples, où l’avait appelé
le roi Murat. |
| Emilie
de Vialar |
A
Marseille, en 1856, religieuse, fondatrice des Sœurs de l’Apparition
(appelées ainsi parce qu’elles veulent honorer et révéler par
leur apostolat le mystère de l’Incarnation révélé par l’Ange
à St Joseph). Cette Congrégation, vouée aux oeuvres
d’assistance et d’enseignement, se répandit très vite tout
autour du bassin méditerranéen. |
| Marie-Michelle |
En
Espagne, en 1865, plus connue dans sa patrie sous le nom de
« Madre Sacramento ». Elle vécut à Paris et à
Bruxelles, où son frère était ambassadeur, puis elle ouvrit à
Madrid un refuge pour les prostituées. Pour perpétuer son oeuvre,
elle fonda « les servantes du St Sacrement » |
| 25 |
Louis
, roi de france |
couronné
à 11 ans, marié à 15, saint non pas malgré sa haute fonction,
mais par elle : sa spiritualité fut celle du devoir d’état : il
s’acquitta parfaitement de son métier de roi, rendant la justice
sous le chêne de Vincennes, restituant au roi d’Angleterre des
provinces qu’il estimait devoir lui revenir... « pour mettre
amour entre ses enfants et les miens », dit-il. « Il
enlumina son royaume, dit Joinville, de quantité de maisons –
Dieu » ( aussi diverses que Royaumont ou les Quinze-Vingt ).
Il dirigea les deux dernières Croisades : la 7ème qui échoua après
le désastre de Mansourah en Égypte, et la 8ème qui le vit mourir
devant Tunis en 1270. « Nous irons en Jérusalem »,
disait-il dans son agonie |
| Bx
Thomas a Kempis |
En
1471, dans les Pays-Bas : l‘un des auteurs présumés de
l’ « Imitation ». |
| Joseph
Calasanz |
En
1648, un espagnol qui fonda à Rome, peu avant St Jean
Baptiste de la Salle, les premières écoles populaires gratuites,
les « scholae piae », d‘où le nom de « scolopes »
infligé aux clercs destinés à les diriger. Chassé de sa congrégation
à 86 ans, et suspecté, il gagna par sa résignation, la sainteté. |
| Genès
d‘Arles |
greffier
au tribunal, il refusa d‘enregistrer un décret persécuteur, et
fut décapité. A la même époque (pense-t-on), son homonyme St Genès
de Rome était comédien : il fut soudain converti par le personnage
qu‘il parodiait. |
| 26 |
Zéphirin |
A
Rome, St Zéphyrin, Pape de 199 à 217 : il vit l’Église
ensanglantée par la persécution de Septime-Sévère, déchirée
par l’erreur montaniste et le schisme d’Hippolyte. Toutes ces
souffrances lui valurent d’être honoré comme martyr. |
| Césaire |
En
543, moine de Lérins, puis évêque d’Arles : il présida
plusieurs conciles, celui d’Orange en particulier, où fut précisée
la doctrine sur la grâce. “Vrai précepteur de la Gaule
franque”, il tint à former un clergé digne de sa mission (il
fallait, avant d’être ordonné, avoir lu 4 fois la Bible). Il rédigea
deux Règles : l’une pour les moines, l’autre pour les moniales,
du monastère des Aliscamps que gouvernait sa soeur Césarie : il y
insiste sur le voeu de stabilité. Il se guidait lui-même, a-t-il
dit, “d’après la raison, la possibilité, la sainteté” et
les autres par ses sermons (il en prononça 10.000 en 40 ans). |
| Bx
Herluin |
En
Normandie, en 1078, abbé, fondateur du monastère du Bec, où
il reçut le Bienheureux Lanfranc, originaire de Lombardie, et St
Anselme, du Val d’Aoste. |
| Bx
Jean de Caramola |
En
1339, sans doute originaire de Toulouse, il se fit ermite dans l’Italie
du Sud ; son mauvais état de santé, consécutif à une vie très pénitente,
l’amena à profiter de l’infirmerie du monastère de Sagittario,
et de l’idéal cistercien qui y était vécu. |
| Jeanne-Elisabeth
Bichier des Ages |
Dans
le Poitou, en 1838, fondatrice - avec St André Hubert Fournet
- des Filles de la Croix. “Mon premier pauvre, c’est Jésus-Christ”,
disait-elle. |
| Thérèse
de Jésus Jornet e Ibars |
En
Espagne, en 1897, elle fonda l’Institut des Petites Sœurs des
vieillards abandonnés. Le Pape
Paul VI l’a canonisée en 1974. |
| Bse
Marie de Jésus Crucifié |
En
1878, , appelée familièrement “la petite arabe”. Elle naquit
près de Nazareth et mourut à Bethléem dont elle fonda le Carmel
après s’être initiée elle-même au Carmel de Pau. Guérie par
Notre-Dame, elle vécut une vie prodigieuse. |
| Eulade |
|
| 27 |
Joseph
Calazanz |
|
| Monique |
En
387; à Ostie, chaque jour elle se rendait à l’église
« pour entendre la parole de Dieu et Lui faire entendre la
sienne ». Sa charité rapprocha du Christ une belle-mère
jalouse, Patrice son époux irascible, enfin et surtout son fils
Augustin, sensuel et hérétique, ramené à Dieu par ses prières :
« Le fils de tant de larmes ne saurait périr », lui
avait-il été prédit. Dans ses “ Confessions “ St Augustin a
cette prière : “Mon Dieu, inspire à tes serviteurs de se
souvenir de Monique ta servante”. C’est ce que fait l’Église
chaque année en ce jour. |
| Poemen |
Dans
le désert de Scété, au sud d’Alexandrie, moine : on lui
attribue 187 apophtegmes d’une simple et savoureuse psychologie,
tel celui-ci : « Ne te mesure pas toi-même ! ». |
| Bx
Gabriel-Maria |
En
1532, franciscain chargé de notifier à Ste Jeanne de France
la nullité de son mariage avec louis XII : il devint ensuite son
confesseur, et son collaborateur dans la fondation, en 1501, de l’Ordre
des Annonciades. |
| 28 |
Augustin |
En
430, à Hippone, évêque: converti à 33 ans grâce aux prières de
sa mère Ste Monique, et baptisé par St Ambroise à Milan. Il défendit
la Foi, menacée par l’hérésie de Pélage, et l’unité minée
par le schisme de Donat. Il est, par sa « lettre 211 »
(qui devint la Règle de nombreuses communautés), l’un des
fondateurs de la vie religieuse en Occident. Il est le Docteur de la
charité : « Aime,
et fais ce que tu veux ! ». Son oeuvre écrite est telle que
Possidius, son biographe, se demandait s’il serait jamais possible
de la lire tout entière ! On ne saurait contempler le mystère de
la Ste Trinité, ou sa vie en nous par la grâce, méditer les écrits
de St Jean ou s’essayer à la philosophie de l’Histoire, sans
rencontrer St Augustin ! Explorateur de Dieu, il a creusé vers Lui
les voies d’approche pour nous, et nous a résumé en ces quelques
mots tout notre destin : « Tu nous as faits pour Toi,
Seigneur, et notre coeur est sans repos tant qu’il ne repose en
Toi ! ». |
| Hermès |
Vers
l’an 116, l’un des plus anciens martyrs vénérés à Rome
: la grandeur de sa basilique témoigne des foules qui s’y
rassemblaient, et donc de la vénération dont il jouissait. |
| Bx
Ghebré - Mikaël |
En
Éthiopie, lazariste : sa vie fut une longue quête de vérité. En
1844, il adhéra au catholicisme, et fut ordonné prêtre par le
Bienheureux Justin de Jacobis. Tous les supplices furent tentés
pour le faire apostasier :
il mourut martyr en 1855. |
| Julien |
Peut-être
aux temps de Julien l’Apostat, au 4ème siècle, soldat en
garnison à Vienne. Il gagna Brioude pour échapper à la persécution,
et y trouva le martyre. Il est très populaire dans la France du
Centre, où 300 églises lui sont consacrées. |
| Moïse |
-
Au désert de Scété, à
la fin du 4ème siècle, Il était éthiopien, ancien brigand,
et très fort. Tenté par la luxure il allait tout abandonner Son
abbé lui montra l’Occident : il y vit une multitude de démons
furieux ; il lui montra à l’Orient une armée bien plus nombreuse
d’anges : « ceux qui sont avec nous sont bien plus forts que ceux qui sont contre nous ». |
| 29 |
Décapitation
de Jean Baptiste |
-
En l’an 29, aux environs de la Pâque, décapitation de St Jean -
Baptiste : sa vie publique de quelques mois fut encadrée par une
longue retraite au désert, et une autre, plus courte dans les
cachots de Machéronte : il y souffrit dans la nuit de la Foi, se
demandant si Jésus était vraiment le Messie, puisqu’il Lui
envoya deux disciples Lui demander : « Es-Tu Celui qui doit
venir ? ». Dieu accorda cette ultime purification à celui- là
même qui désigna aux autres le Messie, et qui est, aujourd’hui
encore, le garant de notre Foi. |
| Richard
Herst |
En
1628, en Angleterre, cultivateur, père de famille nombreuse,
et martyr : au pied du gibet il aida le bourreau à ajuster la
corde. |
| Merry |
Vers
700, il vécut en moine à Autun d’abord, à Paris ensuite. |
| Sabine |
Au
2ème siècle, sans doute fut-elle, comme d’autres saintes femmes
(Praxède, Anastasie), une bienfaitrice de l’Église de Rome. |
| Bse
Béatrice |
En
1268, prieure de Notre- Dame de Nazareth près d’Anvers,
l’une des grandes mystiques cisterciennes. |
| Bse
Jeanne Jugan, |
En
1879, née à Cancale, fondatrice des Petites Soeurs des Pauvres :
elle agit plus qu’elle ne parla, mais... « c’est si beau
d’être pauvre, de ne rien avoir,
de tout attendre du Bon Dieu ». Elle se laissa dépouiller
de son titre de Supérieure et de Fondatrice, pour vivre dans une
retraite qui dura 27 ans |
| 30 |
Rose
de Lima |
ou
le 23???? |
| Fiacre |
Au
diocèse de Meaux, au 7ème siècle, ermite, mais tant de pèlerins
venaient le visiter que, préoccupé, il planta des légumes pour
eux, devenant ainsi le patron des jardiniers. Au 17ème siècle,
l’hôtel parisien qui portait son enseigne servait de gare routière
aux carrosses publics, qui prirent son nom. |
| Guérin |
En
1150, né à Pont à Mousson en Lorraine, il fut moine de Molesme et
abbé d’Aulps, qu’il agrégea à l’Ordre de Cîteaux. St
Bernard, qui devenait son “Père Immédiat “, l’en félicitait
: “ C’est être parfait que d’aspirer sans cesse à le devenir
“. En 1138, St Guérin fut sacré évêque de Sion par l’archevêque
de Tarentaise, le Bienheureux Pierre Ier, dit « l’Ancien ». |
| Amédée
d’Hauterive |
En
1145, l’évêque St Guérin était présent à l’ordination épiscopale
d’Amédée d’Hauterive, devenu évêque de Lausanne après avoir
été moine à Bonnevaux, puis à Clairvaux, enfin abbé d’
Hautecombe. Il fut aussi Régent de Savoie et Chancelier d’Empire.
On a gardé de lui huit homélies en l’honneur de la Vierge Marie,
que Pie XII a citées comme témoignage de la foi traditionnelle en
l’Assomption corporelle de la Ste Vierge. Il meurt en 1159. |
| Bx
Ildefonse Schuster |
(1880- 1954) Petit oblat chez les Bénédictins de St Paul
hors-les-murs, il y fit profession et en fut l’Abbé. Directement
il fut ensuite nommé Cardinal - Archevêque de Milan, le plus grand
diocèse du monde, à l’époque difficile du Fascisme. Il eut
encore le temps d’écrire, outre une vie de St Benoît, les sept
volumes du « Liber Sacramentorum » et « le livre
de la prière antique ». Il trouva enfin le temps de prier ! |
| Bx
Ero |
fondateur
et premier abbé cistercien d’Armentera en Espagne. Il est le héros
de la « légende de l’oiseau bleu » rapportée par Césaire
d’Heisterbach. Un jour qu’il pensait au ciel, il se demanda si
l’ennui ne pourrait s’y glisser ? Il était alors dans les bois
du monastère ; un petit oiseau s’en vint chanter près de lui :
c’était si beau qu’il resta bien, pensa-t-il, un quart
d’heure à l’écouter, puis il reprit le chemin du monastère...
Surprise : tout y était
changé ! Mais ce qui l’étonna fort est que ce monastère,
qu’il avait lui -même agrégé à Cîteaux le 3 des calendes
d’août 1162, il s’y retrouvait en l’an du Seigneur 1367 ! Et
tous partageaient sa stupéfaction. Mais bientôt après, muni des
sacrements de l’Église, il s’en alla, sans plus craindre
l’ennui, entendre chanter les Anges. |
| 31 |
Raymond
Nonnat |
St
Raymond Nonnat. Il fut, après St Pierre Nolasque, le second maître
général des mercédaires. L’Ordre de la Merci avait été fondé
en Espagne pour le rachat des chrétiens prisonniers des maures.
Lui-même se donna en otage pour eux jusqu’à ce que son Ordre
parvint à le racheter à son tour. Il mourut en 1240. |
| Aristide |
Au
2e siècle, philosophe d’Athènes, converti au christianisme
: il en présenta l’apologie à l’Empereur Hadrien : la persécution
s’apaisa, mais lui-même mourut martyr. |
| Paulin |
En
538, évêque de Trèves, compagnon de lutte des saints
Athanase et Hilaire, et, comme eux, exilé en Asie Mineure. |
| Aidan |
-
En 651, moine d’Iona en Ecosse, puis évêque de Lindisfarne,
petite île de la Mer du Nord. Il est l’un des plus grands apôtres
de l’Angleterre. Il eut la bonne fortune d’avoir St Bède pour
biographe. |
|