Saints du mois d' Août

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1 Alphonse de Liguori  brillant avocat napolitain (il était à 16 ans Docteur en droit civil et canonique), puis prêtre et évêque de Ste Agathe des Goths : un évêché misérable dont personne ne voulait ; il fonda les Rédemptoristes, spécialistes des missions populaires. L’épreuve ne lui manqua pas : il vit l’œuvre de sa vie sur le point de disparaître, il fut même exclu de la congrégation qu’il avait fondée ! Sa théologie morale, à bonne distance du laxisme de toujours, comme du jansénisme alors florissant, lui valut le titre de Docteur de l’église, mais, mieux encore, sauva du désespoir d’innombrables chrétiens. Il avait fait vœu de ne jamais perdre son temps. Il mourut nonagénaire en 1787.
La mère des 7 frères Macchabées  7 fois martyre en ses fils, avant de  l’être elle-même
Eléazar

- En ce même 2ème siècle avant Jésus, ce Saint vieillard  préféra la mort à un semblant d’apostasie.

2 Pierre Julien Eymard 

 curé de Monteynard au diocèse de Grenoble, puis à Lyon, provincial des Maristes. Il aida Pauline Jaricot fondatrice de la « Propagation de la Foi », et fonda lui-même la Société des Prêtres du Saint Sacrement. Il mourut, en 1868, à La Mure, sa ville natale.

Etienne 1er A Rome, en 257,  pape : entre deux persécutions l’Église connaissait une accalmie. Les chrétiens en profitèrent pour se persécuter eux-mêmes : l’occasion en fut alors le baptême administré par les hérétiques ; était-il valide ? Contre St Cyprien et l’épiscopat africain qui le niaient, Etienne répondit par l’affirmative.
Eusèbe, En 371,  évêque de Vercelli en Piémont. Il fut exilé 8 ans, en Orient, pour sa foi en la divinité du Christ. Ce fut l’occasion pour lui de rencontrer les moines orientaux, et, de retour dans son diocèse, il forma avec ses prêtres une communauté pastorale et quasi monastique. La cathédrale de Vercelli possède un manuscrit des Évangiles qui est peut- être de sa main. 
3 Nicodème

-  disciple du Christ : trois fois l’Évangile en fait mention : lors d’une visite nocturne où Jésus se confie à lui, pendant une séance du Sanhédrin où il prend sa défense, au pied de la Croix où il se compromet encore en ensevelissant le Christ abandonné de ses apôtres.

Lydie  Au 1er siècle, à Philippes en Macédoine . Son commerce de pourpre ne l’empêchait pas d’aller écouter la Parole de Dieu prêchée par l’apôtre Paul : sa maison fut la première église d’Europe. 
Marane et Cyre   A Bérée, l’actuelle Alep en Syrie. Lorsque Théodoret entreprit d’écrire leur vie, ces deux religieuses vivaient depuis 42 ans dans une stricte clôture dont elles n’étaient sorties que deux fois.
Bx Pierre Favre   jésuite : il était né au Villaret, paroisse de St Jean de Sixt. Grâce à l’appui de son oncle, prieur de la Chartreuse du Reposoir, il put étudier à Thônes, puis à La Roche. Ayant épuisé la science de ses maîtres, il gagna Paris : il y partagea la chambre de St François Xavier, et, grâce à lui fit la connaissance de St Ignace. Il était le seul prêtre du petit groupe, noyau de la Compagnie de Jésus, qui prononçait ses vœux à Montmartre le 15 août 1534. Il fit en Allemagne la conquête du jeune Pierre Canisius, et mourut d’épuisement à Rome le 1er août 1546
4 Jean-Marie Vianney

né à Dardilly en 1686, mort curé d‘Ars en 1859 : au prix de grands efforts il parvint au sacerdoce, avec l’humiliation de se voir privé, pour un temps, des pouvoirs de confesser. Après 3 ans de vicariat à Écully, il fut envoyé à Ars, dont il fut le curé pendant 42 ans. Il convertit sa paroisse et y attira des foules ; il passait couramment 18 heures chaque jour au confessionnal. Ce contemplatif, qui aurait voulu se retirer à « la Trappe » de La Neylière, a été donné comme modèle et patron aux curés du monde entier.

Aristarque  compagnon de St Paul. Il faillit être lynché à Éphèse, lors de l’émeute des orfèvres (et des hôteliers) menacés dans leurs intérêts par « le déboulonnage » de la déesse Diana.
Bx Frédéric Jansoone,  franciscain, né près de Dunkerque, en 1838. Il fut aumônier militaire pendant la guerre de 1870 et affecté, les 40 dernières années de sa vie, aux  oeuvres de Terre Sainte : le Pape Jean- Paul II l’a béatifié en 1988.
5 Afra

- En 304, à Augsbourg en Bavière,  martyrisée après une vie de péché. Conduite au tribunal, elle fut invitée à sacrifier aux idoles. « J’ai commis assez de péchés, je ne ferai pas celui-là ». Condamnée à être brûlée vive, elle pria Dieu d’agréer sa mort en expiation de ses péchés.

Oswald  Au 7ème siècle,  roi du Northumberland, en Angleterre du Nord, Il eut pour objectif la christianisation de son pays ; il fut tué dans la guerre qui l’opposa au roi païen Penda, et dès lors considéré comme martyr.
6 Just et Pastor - En Castille, les Sts Just et Pastor, martyrs ; c’étaient de jeunes enfants en âge d’école. Le poète Prudence les a célébrés ; St Paulin voulut enterrer son fils auprès d’eux ; St Jean de la Croix cependant se refusa à écrire leur biographie qui serait « oeuvre d’imagination et d’émotion, plus que de vérité. ».
7 Gaétan de Thienne  A Naples, en 1447, St Gaëtan de Thienne : prélat vénitien de la cour des Papes Jules II et Léon X, il attendit des mois avant de dire sa première Messe, par humilité et respect, et fonda l’Ordre des Théatins, ainsi appelé parce que le premier supérieur en fut l’évêque de Théate : Pierre Caraffa, le futur Pape Paul IV.
   A Rome, en 258, St Sixte II, Pape: il célébrait la liturgie au cimetière de Calliste, le 6 août 258, quand il fut surpris et décapité sur place, avec quatre de ses diacres. Ce fait est relaté dans une lettre de St Cyprien de Carthage, écrite trois semaines après l’évènement. 
Victrice  comme St Martin, dont il fut l’ami, il avait quitté l’armée pour suivre le Christ. Il évangélisa la France du Nord et la Belgique. Il mourut en 407, archevêque de Rouen.
Donat

 - Vers 660,  moine de Luxeuil puis évêque de Besançon : il donna aux moniales de sa ville épiscopale une règle ; entre autre, elle interdisait de servir la moindre nourriture aux visiteurs de sexe masculin (évêques et abbés compris ) pour les contraindre à abréger leur visite.

bx Agathange de Vendôme et Cassien de Nantes  En 1638, , capucins français missionnaires au Proche-Orient, puis en Éthiopie où ils furent martyrisés : on les pendit avec la corde qui leur servait de ceinture.
8 Cyriaque et ses compagnons  
Dominique chanoine d’Osma en Espagne, il vint à Rome avec son évêque pour solliciter la permission d’évangéliser les païens de Russie. Innocent III l’envoya en Languedoc, où sévissait l’hérésie albigeoise. St Dominique découvrit les causes du mal : l’ignorance du peuple et l’excessive richesse du clergé... et le remède : des religieux pauvres, des prédicateurs qui seraient des docteurs et des contemplatifs. « Contempler, et transmettre ce qui a été contemplé », c’est la devise des frères prêcheurs. Il s’appuyait sur la prière du couvent de Prouille - le premier de son Ordre - où il avait réuni quelques femmes converties de l’hérésie. Quant à ses religieux, bien qu’ils ne fussent encore que 16, Dominique les dispersa à travers l’Europe, car, « entassé, le grain se corrompt ; jeté au vent, il porte fruit ». St Dominique mourut à Bologne, en 1221. Il éprouvait, dit-on, une telle joie à entrevoir le Visage du Seigneur, qu’il ne pouvait supporter qu’aucun de ses frères en soit à jamais privé.
 Bse Jeanne d’Aza,   mère de St Dominique.
Famien A Gallese, près de Rome où il mourut le 8 août 1150, cistercien allemand qui vécut toute sa vie en ermite ou en pèlerin. Son nom était Wardon, mais le peuple lui donna, à cause de sa grande réputation (en italien “ fama”), celui de Famien.
Marie-Hélène Mac Killop  En 1909, ; première bienheureuse de l’Australie, pour son apostolat auprès des Aborigènes.
Les 14 Saints auxiliaires

 invoqués, surtout en Allemagne pour leur compétence et leur bonté. En France, on leur en adjoignit un 15ème : Marie. Deux fois cités au Martyrologe, ils peuvent donc être invoqués deux fois !

9 Edith Stein

 philosophe juive, définitivement convertie par la lecture de la “ grande sainte Thérèse”, et carmélite à Cologne. Elle y sera comme Élie devant Dieu, en faveur de tous les hommes. « Je suis une petite Esther très pauvre et très faible, mais le Roi qui m’a choisie est grand et infiniment miséricordieux ». Elle périt dans l’Holocauste en 1942,dans les chambres à gaz d’Auschwitz. Jean-Paul II l’a proclamée patronne de l’Europe.

Romain A Rome, en 258,  que les Actes de St Laurent associent au saint diacre.
St Amour  on ne sait rien de lui, sinon qu’il est vénéré « depuis toujours » en Franche-Comté, avec son compagnon St Viateur.
Julien, Marien et 8 autres martyrs  A Constantinople, au 8ème siècle, les Sts Julien, Marien et 8 autres martyrs, mis à mort par le glaive pour la défense des saintes icônes, « signes visibles du monde invisible ». 
Maurille - L’an du Seigneur 1067,  originaire de Reims, étudiant à Liège, professeur en Saxe, bénédictin à Fécamp ; les moines de Ste Marie de Florence l’élirent pour abbé quittant ces religieux indisciplinés il regagna Fécamp, dont il sortit à nouveau pour être archevêque de Rouen.
10 Laurent

de l’hécatombe du 6 août 258, il survécut, seul des 7 diacres du Pape Sixte II, pour mourir quatre jours plus tard. Il était chargé du temporel de l’église de Rome : on le tortura pour le contraindre à livrer ses trésors qu’il avait déjà distribués aux pauvres. Il fut pour cela brûlé à petit feu sur un gril ; ironique, il disait à son bourreau : “C’est assez cuit de ce côté; retourne le rôti !”, sarcasme macabre, ultime victoire de l’esprit sur la brute. “Le feu qui le consumait du dehors, dit St Léon, s’est trouvé moins ardent que celui qui brûlait son cœur”.

Philomène  une sainte inconnue, que le saint curé d’Ars fit complice de ses miracles.
Hugues de Montaigu   Vers 1135,  né près de Cluny, il y prit l’habit sous l’abbatiat de son oncle St Hugues ; il fut plus tard abbé de St Germain d’Auxerre, puis évêque de cette ville. Il favorisa l’Ordre Cistercien naissant.
11 Claire d'assise

Au couvent St Damien d’Assise, en 1253, Ste Claire : touchée par l’exemple de St François, elle se mit sous sa conduite et fut, à 18 ans, la fondatrice des Clarisses, le second Ordre franciscain. Elle lutta énergiquement (et contre les Papes eux-mêmes !) pour garder à son Ordre le privilège de la pauvreté absolue, c’est-à-dire de n’avoir d’autre richesse que le Seigneur Jésus. “Sois béni, mon Dieu, de m’avoir créée”, telles furent ses dernières paroles.

Suzanne Au IIIe siècle Rome,  elle était si jolie et si savante, dit la légende, que l’empereur voulut l’épouser. Elle révéla qu’elle était chrétienne, aussitôt on lui coupa la tête. Sa légende n’est pas fiable, mais au cours des âges, tant de saintes inconnues ont porté son nom !
Bienheureux Maurice Tornay  : il était né à Orsières en Valais, fit ses études au collège de Saint Maurice et entra chez les chanoines du Grand St Bernard. Missionnaire au Tibet, il y fut tué le 11 août 1949, car, lui fut-il signifié, « ici, dans la Terre des Esprits, il ne doit y avoir qu’une seule religion ».
cardinal Newman   né dans une famille  “modérément anglicane”, il se fera le protagoniste du “Mouvement d’Oxford”. L’étude des Pères le fera catholique. Cependant sa conversion ne lui valut pas la confiance des catholiques, mais la rancune de ses anciens coreligionnaires. Il mourut nonagénaire, en 1890, à Birmingham.
12 Euplus

- En 304, au temps de Dioclétien, à Catane en Sicile, diacre : on suspendit à son cou l’Évangile qu’il portait lors de son arrestation, et on le conduisit au supplice tandis que, devant lui, un héraut criait « Euplus chrétien, ennemi des dieux de l’Empereur ».

  Clarisse  En 1670, à Viterbe,  (elle s’appelait Hyacinthe Mariscotti, mais était religieuse de Ste Claire, d’où son nom). Envoyée au couvent contre son gré par ses parents, elle dut, à un refus d’absolution de son confesseur, de convertir une vie totalement relâchée.
  Bx Innocent XI, Pape 

 Le 12 août 1689,  son pontificat fut troublé par des démêlés avec Louis XIV, et par l’invasion turque déferlant sur l’Europe, et stoppée à Vienne par Jean Sobieski.

  Bx Isidore Bakanja   il était catéchumène chez les Pères trappistes, à Mbandaka, au Zaïre. Le patron dont il était le domestique n’admettait pas ses “dévotions” (tel le chapelet... ) ; il le battit à mort. Il mourut, après avoir pardonné à ses assassins, assistés par les “missionnaires trappistes”. C’était le 12 août 1909, il avait 29 ans. Jean-Paul II l’a béatifié lors du synode africain en 1994.
13 Radegonde En 587, Ste Radegonde, reine des Francs puis moniale au Couvent de Ste Croix qu’elle avait fondé à Poitiers. Elle y reçut un fragment de la vraie Croix au chant du « Vexilla Regis » composé pour la circonstance par le poète Venance Fortunat.
Hippolyte Vers 235,  prêtre de Rome et théologien intransigeant : se voulant plus fidèle à la Tradition que le Pape lui-même, il sortit de l’Église, premier antipape de l’Histoire. L’impiété de l’empereur Maximin-le-Thrace, déchaînant la persécution, le tira de ce mauvais pas : St Pontien et St Hippolyte, le Pape et l’antipape se retrouvèrent dans les mines de Sardaigne. La communauté de souffrance les réconcilia et tous deux moururent martyrs. Le Pape St Fabien ramena leur corps à Rome et les ensevelit ensemble le 13 août 236 et ensemble ils sont vénérés aujourd’hui. St Hippolyte, grâce à sa “Tradition Apostolique”, nous est davantage connu.
Jean Berchmans  il naquit belge et pauvre. Novice jésuite à Malines, il fut envoyé au Collège Romain mais termina sa théologie au Ciel, en 1621. Sa grande pénitence, avoua-t-il, fut la vie commune.
Bénilde

 frère des Écoles Chrétiennes. Il ne quitta pratiquement jamais son Auvergne natale. 40 ans il s’y sanctifia et sanctifia ses élèves dans les fonctions d’instituteur et de directeur d’école. Il mourut à Saugues (Haute-Loire) en 1862. 

14 Maximilien Kolb prêtre franciscain polonais, fondateur d’œuvres multiples : il avait le génie de l’organisation et fut le supérieur du plus grand couvent du monde, près de Varsovie. Pendant l’occupation nazie, il abrita plus de 2000 juifs. Il s’offrit spontanément à remplacer un père de famille condamné à mourir dans « le bunker de la faim », au camp d’Auschwitz. Il mourut en la vigile de l’Assomption 1941.
Bx Alain de la Roche  
St Antoine Primaldi Quand, en 1480, la ville d’Otrante en Italie, tomba aux mains des Turcs, ceux-ci laissèrent aux habitants le choix entre la mort et  l’apostasie. St Antoine Primaldi, un artisan âgé, soutint leur foi, et mourut avec eux. 
40 martyrs du monastère cistercien de Nonay

 Au 16ème siècle, les 40 martyrs du monastère cistercien de Nonay, en Irlande : un survivant du massacre, rapporte le ménologe de notre Ordre, entra, le soir, dans l’église qu’il pensait à jamais déserte ; ses yeux s’ouvrirent : ils étaient tous là, palmes à la main, dans leurs stalles, chantant les 1ères Vêpres de l’Assomption de Notre Dame.

15 Tarsicius

Au 3ème siècle  « porteur des mystères du Christ », selon une inscription du Pape St Damase ; “il préféra mourir plutôt que de livrer le Corps  du Christ  à la profanation des païens”.

Stanislas Kostka  En 1568,  novice jésuite polonais ; encouragé par St Pierre Canisius, il se rendit au noviciat de Rome où il fut accueilli par St François de Borgia. Il eut la grâce de communions miraculeuses. Il mourut à 18 ans et il est, avec St Jean Berchmans, et St Louis de Gonzague, le spécial protecteur des jeunes frères en formation.
16 Roch Au 13e siècle, St Roch, né et mort à Montpellier ; il se dévoua au service des pestiférés, et contracta leur mal. Il fut alors assisté “par un chien, son roquet” (dont son iconographie ne le sépare jamais !).
Simplicien  désigné par St Ambroise pour être son successeur à Milan; il joua un rôle important dans la conversion de St Augustin.
Etienne En 1038,  patron de la Hongrie, fondateur d’un royaume chrétien qui dura 9 siècles. Il transforma en nation un ensemble de tribus semi-nomades, et les christianisa, faisant appel pour cela aux bénédictins. Il consacra son royaume à Marie qu’il appelait “la Grande Dame des Hongrois”. Il avait été baptisé par le bénédictin St Adalbert, marié à Ste Gisèle, soeur de l'empereur St Henri . Couronné “roi apostolique” en l’an 1.000, il reçut du Pape Sylvestre II la couronne qui est encore le symbole national des Magyars. Il fut canonisé le même jour que son fils Emeric.
Kérémon Au 4e siècle,  ermite du désert d’Égypte, cité dans les conférences de Cassien. Fidèle au travail manuel on le trouva mort, plus que centenaire, assis sur sa chaise, tenant en mains son panier inachevé. On a cru cependant pouvoir l’accuser de semi-pélagianisme.
Théodore  évêque du Valais, jadis très vénéré en Suisse comme en Savoie. Il est à l’origine du culte des Martyrs de la Légion Thébaine, vénérés à St Maurice.
Armel  au 6e siècle, populaire en pays breton.
Béatrice de Silva  

sa beauté lui rendant intenable sa vie à la cour du roi d’Espagne, elle se réfugia chez les cisterciennes de Tolède. En 1484, elle fonde, avec 12 compagnes, l’Ordre des Conceptionnistes, en l’honneur de Marie, en s’inspirant des usages de Cîteaux. Le Pape Paul VI l’a canonisée en 1976.

17 Hyacinthe En 1257, à Cracovie en Pologne,  l’un des premiers disciples de St Dominique : il est appelé “l’apôtre de la Pologne” mais rayonne vers la Russie à l’Est, l’Allemagne de l’Ouest, dans les Balkans au Sud.
Mammès A Césarée en Turquie,  berger, martyrisé en 273 ; ses reliques sont vénérées à Langres.
Bx Carloman En 755,  fils de Charles Martel, maire du Palais, puis moine bénédictin. Ses frères du Mont Cassin tentèrent, par son intermédiaire, de recouvrer les reliques de St Benoît emportées par les moines de Fleury.
Bx Hugues En 1270, cellérier du monastère cistercien de Tennenbac, au pays de Bade.
un grand nombre de chrétiens martyrisés  Au Japon, en 1627 : on comptait parmi eux des enfants de 5 ans et même de 3 ans.
Bse Jeanne Delanoue,

  En 1736,  fondatrice de “la Providence de Saumur” : elle ne songeait qu’à s’enrichir en vendant le plus cher possible des objets de piété aux pèlerins de N. D. des Ardiliers, en n’achetant son pain qu’à l’heure du repas, pour n’avoir pas à le partager avec les pauvres... puis elle se convertit, adoptant 6 pauvres, puis 12, puis 100 et 300...

18 Hélène A Rome, vers 329, Ste Hélène, mère du premier empereur chrétien, Constantin: on a gardé le souvenir de ses aumônes et des églises qu’elle fit construire (St Pierre de Rome, et plusieurs autres en Terre Sainte). C’est à elle que, d’après St Ambroise, on doit la découverte de la Vraie Croix.
Agapit A Palestrina, près de Rome,  martyr.
Bx Aimon Taparelli

- En 1495,  dominicain piémontais. Le Bienheureux Amédée de Savoie le choisit comme prédicateur de la Cour et peut-être comme confesseur.

19 Jean Eudes En 1680, St Jean Eudes, apôtre de la Normandie, sa patrie. Il fonda les Eudistes pour la formation des prêtres, et la congrégation de N.D. de Charité (ou du Refuge) - le futur Bon Pasteur - pour “les filles repenties”. Prophète du Sacré-Coeur, il considérait surtout l’amour de Jésus pour son Père (alors qu’à la même époque “l’école de Paray” était plus attentive à l’amour de Jésus pour les hommes). “Il faudrait aux prêtres 3 éternités pour dire une messe, disait-il : la première pour s’y préparer, la seconde pour la célébrer, la troisième pour remercier”
Louis de Toulouse ou Louis d’Anjou  petit-neveu de St Louis : son origine princière lui valut plus d’épreuves que d’avantages : il fut 10 ans otage de guerre en Catalogne, et vit plus tard sa vocation franciscaine contrariée, puisqu’il dut accepter l’évêché de Toulouse. Il mourut miné par la tuberculose, à l’âge de 23 ans.
le Bienheureux Guerric,  L’an 1157,  chanoine de Tournai : St Bernard qu’il avait suivi à Clairvaux, l’envoya comme abbé à Igny. Sa santé ne supportant pas les gros travaux, il suppléait par la parole et par la plume : sa pensée la plus souvent exprimée, sinon la plus originale, est que la vie du chrétien, du moine, est attente de Dieu. Sur son lit de mort, il exigea qu’on brûlât son oeuvre écrite : heureusement, on en avait déjà transcrit des copies !
le Bienheureux Gobert d’Aspremont, En 1263, un autre cistercien :  moine de Villers : quand le sommeil le tourmentait pendant les Vigiles, il se frottait langue et lèvres avec du poivre, et il se trouvait aussitôt parfaitement éveillé.
Bx Gervais Brunel , Paul Charles et Elie Desgardin

- En 1794, parmi les prêtres déportés sur les pontons de Rochefort pour avoir refusé “le serment Liberté - Égalité”, jugé schismatique, 3 moines : les Bienheureux Gervais Brunel, prieur de la Trappe, et Paul Charles, prieur de Sept-Fons : déclarés “sans infirmités et bons pour la déportation”, ils rejoignirent, là-bas, , autre moine de Sept-Fons et infirmier de sa Communauté,Elie Desgardin qui se dévoua au service des autres déportés : « Je sais que ma santé ne résistera pas... mais je sacrifie volontiers mes jours pour sauver ceux de mes frères ».

20 Bernard En 1153.  Abbé et Docteur de l’Église. Il eut, tout enfant, “sa grâce de Noël” : il en garda un grand amour pour le Christ, auquel il en joignit un autre pour Notre-Dame. En 1112, âgé de 22 ans, il entre à Cîteaux : trois ans après, St Etienne Hardïng l’envoie fonder Clairvaux. “Bernard, pourquoi es-tu venu ici ?” se répétait-il souvent. Abbé de 700 moines, créateur de 68 monastères, auteur d’une oeuvre spirituelle à laquelle on pourrait donner le titre d’ “Histoire du Verbe”, il dut encore travailler à la paix de l’Église, lutter contre l’hérésie, prêcher la seconde Croisade... Trop souvent dans le monde, à son gré, il fut un actif et un contemplatif, “tout à tous, parce que tout à soi, parce que tout à Dieu”. On relève dans son oeuvre écrite des pensées comme celle-ci : « La volonté de Dieu est que nous ayons tout par Marie »” et cette autre ; “Lorsque Dieu aime, il ne veut qu’une chose  : être aimé, sachant que l’amour rendra bienheureux tous ceux qui L’aimeront”.
Samuel  Au 11e siècle avant le Christ, ce prophète  sacra roi Saül, et, parce que « l’obéissance vaut mieux que le sacrifice », son successeur David.
Philibert Au 7e siècle, fils de l’évêque d’Aire en Gascogne, et abbé. Comme souvent ceux qui ont du caractère, il l’avait mauvais : cela lui ayant attiré l’inimitié de ses moines, il décida d’aller étudier la vie monastique à travers les monastères de France et d’Italie. Il est le fondateur des monastères normand de Jumièges et vendéen de Noirmoutier. Ses reliques sont vénérées à Tournus.
Bernard Tolomei En 1348, à Sienne,  fondateur de la Congrégation bénédictine du Mont-Olivet.
Amadour

- Au moyen-âge,  ermite à qui on attribue l’origine du pèlerinage de N. D. de Rocamadour.

21 Jeanne de Chantal  
Pie X , pape  Joseph Sarto, né en Vénitie, fut élu Pape en 1903. Il accueillit cette charge “ comme la Croix “. Il se montra plein de sollicitude pour l’Église de France. Voulant que le peuple “prie sur de la beauté”, il se préoccupa de liturgie “source première et indispensable du véritable esprit chrétien” ; musique sacrée, réforme du bréviaire... il créa l’Institut Biblique, prépara la réforme du Droit Canon... Il fut, face au Modernisme, le défenseur de la Foi. Il est surtout le Pape de la communion fréquente et précoce. Il mourut dans la douleur le 20 août  1914, en voyant s’allumer la première guerre mondiale. “Tout récapituler dans le Christ” avait été la devise de son pontificat.
Sidoine Apollinaire  né lyonnais, grand écrivain et gendre de l’empereur. Évêque et gouverneur de Clermont, il défendit la cité contre les  Wisigoths, et sa foi contre l’hérésie importée par l’envahisseur arien. Aux pauvres il donnait ses meubles et sa vaisselle (et comme sa femme allait les racheter, il pouvait ainsi les donner 2 fois !). Il mourut en 480.
Bernard d’Alzire et ses 2 sœurs Marie et Grâce 

St Bernard était sous le nom d’Ahmed un prince musulman d’Espagne ; passant par le monastère cistercien de Poblet, en Catalogne, il se convertit, s’y fit moine et en devint cellérier. Il gagna à la vraie foi ses deux sœurs, qui elles aussi, rejoignirent l’Ordre de Cîteaux. Tous trois furent mis à mort par leur propre frère  l’émir de Valence, en 1180.

Bse Victoire

 A Madagascar, en 1894 . Toute sa vie, elle resta fidèle à son mari malgré les humiliations dues à son inconduite et pria beaucoup pour son peuple malgache.

22 Symphorien  A Autun, vers 200, St Symphorien : la préface des défunts a repris ces mots adressés au jeune martyr par sa mère, en langue gauloise : “la vie n’est pas détruite, elle est transformée”. Considéré comme un saint national à l’époque mérovingienne. Il fut populaire dans toute la France, où de nombreuses bourgades portent son nom.
Fabrice   un martyr espagnol, dont on ne sait que le nom.
Timothée  Vers 300,  martyrisé à Antioche lors de « la grande persécution » de Dioclétien
Siegfried  abbé coadjuteur de St Pierre de Weatmouth, fondé par St Benoît Biscop : en 690, Siegfried est mourant et Benoît également ; on les transporte l’un après l’autre, et on les aide à se donner un dernier baiser de paix.
Bx Lambert,

frère aîné de St Pierre de Tarentaise, St Lambert fut choisi premier abbé de Chèsery, monastère fondé par Fontenay, en 1140. Une charte mentionnera encore St Lambert en 1157, date probable de sa mort.

23 Philippe Bénitti  En 1285, St Philippe Benitti : il était médecin quand une intervention miraculeuse de la Sainte Vierge le décida à entrer dans l’Ordre des Servites dont il sera l’un des plus actifs propagateurs. D’un jeune voyou qui l’insultait, il fit un religieux qui devint St Pérégrin ; de deux prostituées, Hélène et Flore, qui le sollicitaient, il fit les deux premières recrues de la branche féminine des Servites. Sur son lit de mort, il réclama “son livre”, c’est-à-dire son crucifix : “Il m’a tout appris”, affirma-t-il.
trois jeunes frères, Claude, Astérius et Néron,   En 303, à Égée, sur le golfe d’Alexandrette, crucifiés parce que chrétiens : ils avaient été arrêtés avec deux femmes âgées, Domnina et Théonilla, qui expirèrent sous les supplices.
Théonas - Vers l’an 300, évêque : il consacra à la Mère de Dieu la Ste Église d’Alexandrie, où jusqu’alors les saints mystères se célébraient en cachette ; il réfuta l’erreur de Sabellius, qui niait la Trinité.
Asceline  En Champagne, au 12e siècle,  moniale cistercienne de Boulancourt.
Rose de Lima

 Au Pérou, en 1617,  première sainte (canonisée) du Nouveau-monde, dont elle est patronne ; elle consacra à Dieu sa très grande beauté en recevant l’habit de tertiaire dominicaine.

24 Barthélémy  St Barthélemy des synoptiques qui est le Nathanaël de St Jean, l’apôtre que Jésus avait vu sous le figuier : il était de Cana et fut amené à Jésus par Philippe son ami ; et Jésus promit à ce fils de Jacob de voir de ses yeux ce dont l’autre n’avait fait que rêver... Son nom signifierait « Dieu-donné ». 
300 martyrs de « Massa Candida »,  En Tunisie, les 300 martyrs de « Massa Candida », (nom provenant de la chaux blanche que recouvrait leur charnier) : ils avaient préféré être brûlés eux-mêmes, plutôt que de brûler de l’encens aux idoles.
Ouen  officier de Dagobert, appelé à l‘épiscopat en 640, en même temps que St Éloi. Il mourut évêque de Rouen. 
Jeanne-Antide Thouret  elle entra chez les filles de St Vincent ; sa Congrégation étant dispersée par la Révolution, elle revint à son village natal de Sance le long en Franche -Comté, où elle exerça son zèle souvent au péril de sa vie. En 1800, elle fonda, à Besançon, l’Institut des Sœurs de la Charité et obtint de Pie VII l’approbation de sa Règle ; mais l’archevêque de Besançon interdit à la fondatrice l’entrée de la maison qu’elle avait fondée ; sur la porte fermée devant elle, dans un geste de charité et de chagrin, elle déposa un long baiser. Elle mourut en 1826 à Naples, où l’avait appelé le roi Murat.
Emilie de Vialar  A Marseille, en 1856,  religieuse, fondatrice des Sœurs de l’Apparition (appelées ainsi parce qu’elles veulent honorer et révéler par leur apostolat le mystère de l’Incarnation révélé par l’Ange à St Joseph). Cette Congrégation, vouée aux oeuvres d’assistance et d’enseignement, se répandit très vite tout autour du bassin méditerranéen.
Marie-Michelle

 En Espagne, en 1865,  plus connue dans sa patrie sous le nom de « Madre Sacramento ». Elle vécut à Paris et à Bruxelles, où son frère était ambassadeur, puis elle ouvrit à Madrid un refuge pour les prostituées. Pour perpétuer son oeuvre, elle fonda « les servantes du St Sacrement »

25 Louis , roi de france couronné à 11 ans, marié à 15, saint non pas malgré sa haute fonction, mais par elle : sa spiritualité fut celle du devoir d’état : il s’acquitta parfaitement de son métier de roi, rendant la justice sous le chêne de Vincennes, restituant au roi d’Angleterre des provinces qu’il estimait devoir lui revenir... « pour mettre amour entre ses enfants et les miens », dit-il. « Il enlumina son royaume, dit Joinville, de quantité de maisons – Dieu » ( aussi diverses que Royaumont ou les Quinze-Vingt ). Il dirigea les deux dernières Croisades : la 7ème qui échoua après le désastre de Mansourah en Égypte, et la 8ème qui le vit mourir devant Tunis en 1270. « Nous irons en Jérusalem », disait-il dans son agonie 
Bx Thomas a Kempis En 1471,  dans les Pays-Bas : l‘un des auteurs présumés de l’ « Imitation ».
Joseph Calasanz En 1648,  un espagnol qui fonda à Rome, peu avant St Jean Baptiste de la Salle, les premières écoles populaires gratuites, les « scholae piae », d‘où le nom de « scolopes » infligé aux clercs destinés à les diriger. Chassé de sa congrégation à 86 ans, et suspecté, il gagna par sa résignation, la sainteté. 
Genès d‘Arles

 greffier au tribunal, il refusa d‘enregistrer un décret persécuteur, et fut décapité. A la même époque (pense-t-on), son homonyme St Genès de Rome était comédien : il fut soudain converti par le personnage qu‘il parodiait.

26 Zéphirin A Rome, St Zéphyrin, Pape de 199 à 217 : il vit l’Église ensanglantée par la persécution de Septime-Sévère, déchirée par l’erreur montaniste et le schisme d’Hippolyte. Toutes ces souffrances lui valurent d’être honoré comme martyr.
Césaire En 543,  moine de Lérins, puis évêque d’Arles : il présida plusieurs conciles, celui d’Orange en particulier, où fut précisée la doctrine sur la grâce. “Vrai précepteur de la Gaule franque”, il tint à former un clergé digne de sa mission (il fallait, avant d’être ordonné, avoir lu 4 fois la Bible). Il rédigea deux Règles : l’une pour les moines, l’autre pour les moniales, du monastère des Aliscamps que gouvernait sa soeur Césarie : il y insiste sur le voeu de stabilité. Il se guidait lui-même, a-t-il dit, “d’après la raison, la possibilité, la sainteté” et les autres par ses sermons (il en prononça 10.000 en 40 ans).
Bx Herluin En Normandie, en 1078,  abbé, fondateur du monastère du Bec, où il reçut le Bienheureux Lanfranc, originaire de Lombardie, et St Anselme, du Val d’Aoste.
Bx Jean de Caramola En 1339, sans doute originaire de Toulouse, il se fit ermite dans l’Italie du Sud ; son mauvais état de santé, consécutif à une vie très pénitente, l’amena à profiter de l’infirmerie du monastère de Sagittario, et de l’idéal cistercien qui y était vécu.
Jeanne-Elisabeth Bichier des Ages Dans le Poitou, en 1838,  fondatrice - avec St André Hubert Fournet - des Filles de la Croix. “Mon premier pauvre, c’est Jésus-Christ”, disait-elle.
Thérèse de Jésus Jornet e Ibars 

 En Espagne, en 1897, elle fonda l’Institut des Petites Sœurs des vieillards abandonnés. Le  Pape Paul VI l’a canonisée en 1974.

Bse Marie de Jésus Crucifié En 1878, , appelée familièrement “la petite arabe”. Elle naquit près de Nazareth et mourut à Bethléem dont elle fonda le Carmel après s’être initiée elle-même au Carmel de Pau. Guérie par Notre-Dame, elle vécut une vie prodigieuse.
Eulade  
27 Joseph Calazanz  
Monique  En 387; à Ostie,  chaque jour elle se rendait à l’église « pour entendre la parole de Dieu et Lui faire entendre la sienne ». Sa charité rapprocha du Christ une belle-mère jalouse, Patrice son époux irascible, enfin et surtout son fils Augustin, sensuel et hérétique, ramené à Dieu par ses prières : « Le fils de tant de larmes ne saurait périr », lui avait-il été prédit. Dans ses “ Confessions “ St Augustin a cette prière : “Mon Dieu, inspire à tes serviteurs de se souvenir de Monique ta servante”. C’est ce que fait l’Église chaque année en ce jour.
Poemen Dans le désert de Scété, au sud d’Alexandrie,  moine : on lui attribue 187 apophtegmes d’une simple et savoureuse psychologie, tel celui-ci : « Ne te mesure pas toi-même ! ».
Bx Gabriel-Maria En 1532,  franciscain chargé de notifier à Ste Jeanne de France la nullité de son mariage avec louis XII : il devint ensuite son confesseur, et son collaborateur dans la fondation, en 1501, de l’Ordre des Annonciades. 
28 Augustin En 430, à Hippone, évêque: converti à 33 ans grâce aux prières de sa mère Ste Monique, et baptisé par St Ambroise à Milan. Il défendit la Foi, menacée par l’hérésie de Pélage, et l’unité minée par le schisme de Donat. Il est, par sa « lettre 211 » (qui devint la Règle de nombreuses communautés), l’un des fondateurs de la vie religieuse en Occident. Il est le Docteur de la charité  : « Aime, et fais ce que tu veux ! ». Son oeuvre écrite est telle que Possidius, son biographe, se demandait s’il serait jamais possible de la lire tout entière ! On ne saurait contempler le mystère de la Ste Trinité, ou sa vie en nous par la grâce, méditer les écrits de St Jean ou s’essayer à la philosophie de l’Histoire, sans rencontrer St Augustin ! Explorateur de Dieu, il a creusé vers Lui les voies d’approche pour nous, et nous a résumé en ces quelques mots tout notre destin : « Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre coeur est sans repos tant qu’il ne repose en Toi ! ».
Hermès Vers l’an 116, l’un des plus anciens martyrs vénérés à Rome  : la grandeur de sa basilique témoigne des foules qui s’y rassemblaient, et donc de la vénération dont il jouissait. 
Bx Ghebré - Mikaël  En Éthiopie, lazariste : sa vie fut une longue quête de vérité. En 1844, il adhéra au catholicisme, et fut ordonné prêtre par le Bienheureux Justin de Jacobis. Tous les supplices furent tentés pour le faire apostasier  : il mourut martyr en 1855.
Julien  Peut-être aux temps de Julien l’Apostat, au 4ème siècle, soldat en garnison à Vienne. Il gagna Brioude pour échapper à la persécution, et y trouva le martyre. Il est très populaire dans la France du Centre, où 300 églises lui sont consacrées.
Moïse

- Au désert de Scété,  à la fin du 4ème siècle,  Il était éthiopien, ancien brigand, et très fort. Tenté par la luxure il allait tout abandonner Son abbé lui montra l’Occident : il y vit une multitude de démons furieux ; il lui montra à l’Orient une armée bien plus nombreuse d’anges : « ceux qui sont avec nous sont bien plus forts  que ceux qui sont contre nous ». 

29 Décapitation de Jean Baptiste

- En l’an 29, aux environs de la Pâque, décapitation de St Jean - Baptiste : sa vie publique de quelques mois fut encadrée par une longue retraite au désert, et une autre, plus courte dans les cachots de Machéronte : il y souffrit dans la nuit de la Foi, se demandant si Jésus était vraiment le Messie, puisqu’il Lui envoya deux disciples Lui demander : « Es-Tu Celui qui doit venir ? ». Dieu accorda cette ultime purification à celui- là même qui désigna aux autres le Messie, et qui est, aujourd’hui encore, le garant de notre Foi.

Richard Herst En 1628, en Angleterre,  cultivateur, père de famille nombreuse, et martyr : au pied du gibet il aida le bourreau à ajuster la corde. 
Merry  Vers 700, il vécut en moine à Autun d’abord, à Paris ensuite. 
Sabine  Au 2ème siècle, sans doute fut-elle, comme d’autres saintes femmes (Praxède, Anastasie), une bienfaitrice de l’Église de Rome.
Bse Béatrice En 1268,  prieure de Notre- Dame de Nazareth près d’Anvers, l’une des grandes mystiques cisterciennes. 
Bse Jeanne Jugan En 1879, née à Cancale, fondatrice des Petites Soeurs des Pauvres : elle agit plus qu’elle ne parla, mais... « c’est si beau d’être pauvre, de ne rien avoir,   de tout attendre du Bon Dieu ». Elle se laissa dépouiller de son titre de Supérieure et de Fondatrice, pour vivre dans une retraite qui dura 27 ans
30 Rose de Lima ou le 23????
Fiacre  Au diocèse de Meaux, au 7ème siècle, ermite, mais tant de pèlerins venaient le visiter que, préoccupé, il planta des légumes pour eux, devenant ainsi le patron des jardiniers. Au 17ème siècle, l’hôtel parisien qui portait son enseigne servait de gare routière aux carrosses publics, qui prirent son nom.
Guérin En 1150, né à Pont à Mousson en Lorraine, il fut moine de Molesme et abbé d’Aulps, qu’il agrégea à l’Ordre de Cîteaux. St Bernard, qui devenait son “Père Immédiat “, l’en félicitait : “ C’est être parfait que d’aspirer sans cesse à le devenir “. En 1138, St Guérin fut sacré évêque de Sion par l’archevêque de Tarentaise, le Bienheureux Pierre Ier, dit « l’Ancien ».
Amédée d’Hauterive En 1145, l’évêque St Guérin était présent à l’ordination épiscopale d’Amédée d’Hauterive, devenu évêque de Lausanne après avoir été moine à Bonnevaux, puis à Clairvaux, enfin abbé d’ Hautecombe. Il fut aussi Régent de Savoie et Chancelier d’Empire. On a gardé de lui huit homélies en l’honneur de la Vierge Marie, que Pie XII a citées comme témoignage de la foi traditionnelle en l’Assomption corporelle de la Ste Vierge. Il meurt en 1159. 
Bx Ildefonse Schuster   (1880- 1954) Petit oblat chez les Bénédictins de St Paul hors-les-murs, il y fit profession et en fut l’Abbé. Directement il fut ensuite nommé Cardinal - Archevêque de Milan, le plus grand diocèse du monde, à l’époque difficile du Fascisme. Il eut encore le temps d’écrire, outre une vie de St Benoît, les sept volumes du « Liber Sacramentorum » et « le livre de la prière antique ». Il trouva enfin le temps de prier !
Bx Ero 

fondateur et premier abbé cistercien d’Armentera en Espagne. Il est le héros de la « légende de l’oiseau bleu » rapportée par Césaire d’Heisterbach. Un jour qu’il pensait au ciel, il se demanda si l’ennui ne pourrait s’y glisser ? Il était alors dans les bois du monastère ; un petit oiseau s’en vint chanter près de lui : c’était si beau qu’il resta bien, pensa-t-il, un quart d’heure à l’écouter, puis il reprit le chemin du monastère... Surprise  : tout y était changé ! Mais ce qui l’étonna fort est que ce monastère, qu’il avait lui -même agrégé à Cîteaux le 3 des calendes d’août 1162, il s’y retrouvait en l’an du Seigneur 1367 ! Et tous partageaient sa stupéfaction. Mais bientôt après, muni des sacrements de l’Église, il s’en alla, sans plus craindre l’ennui, entendre chanter les Anges. 

31 Raymond Nonnat St Raymond Nonnat. Il fut, après St Pierre Nolasque, le second maître général des mercédaires. L’Ordre de la Merci avait été fondé en Espagne pour le rachat des chrétiens prisonniers des maures. Lui-même se donna en otage pour eux jusqu’à ce que son Ordre parvint à le racheter à son tour. Il mourut en 1240.  
Aristide Au 2e siècle,  philosophe d’Athènes, converti au christianisme : il en présenta l’apologie à l’Empereur Hadrien : la persécution s’apaisa, mais lui-même mourut martyr.
Paulin En 538,  évêque de Trèves, compagnon de lutte des saints Athanase et Hilaire, et, comme eux, exilé en Asie Mineure.
Aidan

- En 651,  moine d’Iona en Ecosse, puis évêque de Lindisfarne, petite île de la Mer du Nord. Il est l’un des plus grands apôtres de l’Angleterre. Il eut la bonne fortune d’avoir St Bède pour biographe.

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