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| 1 |
Hughes |
A Grenoble, évêque de cette ville pendant 52 ans. Il reçut St
Bruno et ses six compagnons, et les installa, en 1088, au désert de
Chartreuse : la légende rapporte qu’en un songe prémonitoire le
saint avait vu Dieu s’édifiant dans les monts de Chartreuse un
temple magnifique surmonté de sept étoiles, celles-là mêmes qui
entourent le globe crucifère, l’emblème cartusien. Découragé
par les difficultés, Hugues s’était retiré à la Chaise-Dieu :
Grégoire VII le contraignit à regagner Grenoble. Hôte assidu de
la Chartreuse, il y prolongeait tant ses séjours que St Bruno dut
l’exhorter à s’occuper davantage de son diocèse (il dota
cependant Grenoble sa ville d’un hôpital et d’un pont sur l’Isère!)
et le dissuader de vendre ses chevaux pour en donner le prix aux
pauvres, ce qui l’eût contraint à faire à pied ses visites
pastorales. St Hugues est aussi le fondateur de Chalais. Il fut
canonisé en 1134, deux ans après sa mort. |
| Hugues |
A Bonnevaux en Dauphiné,
l’an 1194, abbé. Il était neveu de St Hugues de Grenoble,
et né comme lui à Châteauneuf
d’Isère. Entré à l’abbaye du Miroir en Bresse, il devint
ensuite abbé de Léoncel et enfin de Bonnevaux, et de ce fait
« père immédiat » de Tamié. Sur son rapport, le
Chapitre Général de 1190 condamna l’abbé de Tamié Pierre de St
Genis à rester 40 jours hors de sa stalle et à 6jours de pénitence
(dont un au pain et à l’eau), pour avoir laissé vendre du vin
dans une grange de l’abbaye, et pour avoir prêté un moine à
l’archevêque Aymon de Tarentaise, le livrant ainsi aux affaires
du siècle. |
| Méliton |
Au 2ème siècle, , évêque
de Sardes, en Lydie : il adressa à Marc-Aurèle une « Apologie »
en faveur des chrétiens. En 619, St Valéry, berger auvergnat qui
se fit moine à Issoire, puis à Auxerre, enfin à Luxeuil, d’où
St Colomban l’envoya près d’Amiens fonder un monastère, là où
s’élève maintenant la cité de St Valery sur Somme. |
| Thomas de
Tolentino |
et ses trois compagnons
missionnaires franciscains décapités au Pakistan en 1322. |
| 2 |
François
de Paul |
ermite en Calabre. Des disciples le rejoignirent auxquels
il donna une Règle, un mot d’ordre : charité, et un nom
d’humilité : l’Ordre des Minimes. Le roi Louis XI gravement
malade entendit parler des guérisons qu’il opérait et le fit
venir. Au lieu de le guérir, St François sut le préparer à bien
mourir. Il passa ensuite les 25 dernières années de sa vie à
fonder des couvents en France. Il mourut à 91 ans, le Vendredi
Saint 1507, à Plessis- les - Tours. |
| Apphianos |
Né en Lydie,
étudiant à Beyrouth, il vint trouver à Césarée St Pamphile,
martyr, l’historien Eusèbe qui relatera son triomphe : après
divers supplices (on lui enveloppa les pieds dans des linges imbibés
d’huile auxquels on mit le feu) il fut jeté à la mer. Il avait
20 ans. Son frère Edésios subit le même supplice. |
| ???? |
A Césarée
encore, quatre ans plus tard, le dimanche de Pâques 310, comme Théodosie,
une jeune chrétienne, priait les martyrs de se souvenir d’elle
quand ils seraient près de Dieu; elle fut elle aussi, arrêtée,
torturée, et jetée à la mer. Elle avait 17 ans. |
| Marie l‘Egyptienne. |
En Palestine, encore,
vers 425, Convertie par la Vierge, elle expia au désert,
pendant près de 50 ans, ses prostitutions passées. |
| Nizier |
En 573, évêque
de Lyon. D’après St Grégoire de Tours, son neveu et biographe,
« c’était le Seigneur Lui-même, qui est la charité par
excellence, qu’on croyait découvrir dans son cœur ». |
| Sandrine (ou
Alexandrine) |
En Ombrie en 1458,
elle entre, à 15 ans, chez les clarisses, et y vécut saintement
(puisqu’on l’a reconnue bienheureuse). |
| 3 |
Richard |
Au 13ème siècle,
St
Richard, évêque de Chichester. Comme beaucoup d’évêques
anglais de cette époque, il eut bien des difficultés avec le
pouvoir royal ; il dut notamment se défendre contre la rapacité du
roi Henri III. |
| Sixte 1er,
pape |
A Rome, vers
126, Pape pendant 10 ans : peut-être serait-il mort martyr ? |
| Irène,
Kionia, et
Agapé, |
En 304, à
Salonique, vierges soeurs par le sang, brûlées
vives pour avoir gardé la Bible chez elles et refusé de livrer
leurs “complices“ |
| Fare |
Au diocèse de Meaux,
en 657,, fondatrice et première abbesse de Faremoutiers :
elle était soeur de St Faron, le plus célèbre des évêques de
Meaux, avant Bossuet. |
| Bx Luigi
Scrosoppi |
A Udine, en 1889, , prêtre
de l’Oratoire, fondateur d’écoles pour petites filles, et, pour
leur service, des Soeurs de la Providence. |
| 4 |
Benoit
de Palerme |
En 1583,
St Benoît-le-More,
fils d’esclaves africains qui fut supérieur et cuisinier de son
couvent franciscain de Palerme. Premier africain noir canonisé, il
est le patron des Noirs d’Amérique du Nord. |
| Isidore
de Séville |
En 636,
St
Isidore, évêque de Séville pendant 40 ans et Docteur de l’
Eglise. D’abord réfractaire aux études, ses efforts personnels
et ceux de son frère, l’évêque St Léandre, le firent parvenir
à Dieu par les voies de la science et de la sainteté. Grand
encyclopédiste, il assimila toute la science de son temps : son
oeuvre maîtresse est une Somme en 20 livres “sur l’origine des
choses“, qui instruisit et nourrit les intelligences pendant 1 000
ans. Il est aussi l’auteur d’une Règle monastique et
l’organisateur de la liturgie mozarabe. |
| Platon |
En 814, abbé du
« monastère des Symboles », sur le Mont Olympe : il fut
persécuté par l’empereur de Byzance, son parent, auquel il
reprochait son divorce. |
| François et Nicolas |
En 1358, au Caire, les frères François et Nicolas, franciscains,
martyrisés pour avoir voulu ramener à la foi un soldat hongrois
apostat. |
| 5 |
Vincent
ferrier |
dominicain espagnol qui travailla de toute ses forces à réduire
« le grand schisme d’Occident », qui opposa deux puis
trois Papes. Il prêchait aux foules les fins dernières. Il mourut
en 1419, à Vannes. St Vincent Ferrier assaisonnait sa prédication
de « fioretti », tel celui-ci sur « le bon usage
des épreuves » : Un roi gardait dans ses geôles deux
prisonniers pour dette ; il leur jeta à tous les deux sur le dos
une bourse pleine d’or... l’un s’en irrita et la laissa par
terre, l’autre grâce à elle, se libéra. |
| Bx
André |
frère de St
Bernard. Il avait à Clairvaux la charge de portier, et contribua
par sa charge à la conversion de sa soeur Ste Hombeline. |
| Julienne |
née à Liège, et dès
l’âge de 14 ans chanoinesse du Mont-Cornillon : elle en fut
prieure. La part active qu’elle prit à l’établissement de la fête
du St Sacrement souleva contre elle la tempête, et l’obligea à
se réfugier chez les cisterciennes de Salzinnes, près de Namur.
Elle fut inhumée chez les cisterciens de Villers, en 1258. |
| Gérard
(ou
Géraud) |
moine de Corbie sa ville
natale, et plus tard fondateur du monastère Notre-Dame de la
Grande-Sauve, dans une forêt proche de Bordeaux ; il y mourut en
1095. |
| 6 |
Célestin |
|
| Guillaume
de paris |
|
| Marcellin |
légat impérial
en Afrique et ami de St Augustin (qui lui dédia son ouvrage
« la Cité de Dieu ». Il fut chargé par l”empereur
Honorius de mettre fin à la querelle opposant les Catholiques à la
secte schismatique des Donatistes. Ceux-ci, pour se venger, réussirent
à le mettre à mort, martyr de l’unité de l’Eglise. |
| 120 chrétiens |
En 344, à Séleucie
de Mésopotamie, 120 chrétiens que Sapor roi des Perses fit
décapiter parce qu’ils refusaient d’apostasier. |
| Prudence |
évêque de
Troyes, théologien discutable et aujourd’hui négligé (il fut théoricien
de la prédestination), mais historien toujours consulté : il fut
le chroniqueur précis et ordinairement fidèle de son époque (2ème
tiers du 9ème siècle). |
| Notker
(surnommé
le Bègue). |
En 912, à St Gall, un
moine modeste mais très savant qui partageait son temps entre la
prière, la musique, la poésie et le jardin : Il écrivit un
martyrologe, une vie de Charlemagne ; il est surtout compositeur de
séquences musicales, telle la prose « Média vita ». |
| Don Michel Rua |
A Turin,
(1837-1910),
ancien du « patro » de Don Bosco et son premier
successeur comme « recteur majeur » des Salésiens. Paul
VI l’a béatifié en 1972. |
| Bse Pierina
Morosini, |
En 1957, ouvrière
dans une usine de Bergame, morte à 27 ans martyre de la chasteté. |
| 7 |
Hégésippe |
Vers l’an 180,
en Palestine, l’un des premiers, après St Luc, à avoir écrit
une « Histoire de l’Eglise ». Très proche du temps
des apôtres, dit de lui St Jérôme, il fut l’imitateur de leur
vie autant que de leur manière de parler Malheureusement ce qui
reste de son oeuvre est très maigre pour en donner la preuve. |
| Aphraate |
surnommé
« le sage persan ». Réfugié en Syrie, il se fit ermite
près d’ Antioche, où il mourut vers l’an 345. Il est l’un
des plus célèbres parmi les Pères de langue syriaque. |
| Bx Hermann-
Joseph |
prémontré né
à Cologne. Il mourut au couvent des cisterciennes de Hoven dont il
était confesseur. Il pensait tellement à Dieu qu’il ignorait ce
qui se passait hors du couvent ; « son coeur cependant, était
un vaste hôpital où l’humanité entière trouvait accueil ». |
| Thérèse
Marguerite Redi |
En 1770, à
Florence, carmélite. Le 20 octobre 1960, le Pape Jean XXIII la
citait aux moines de Monte Cistello comme « une de ces âmes
très pures... qui, par leurs souffrances, leur amour et leur prière,
exercent en silence dans l’Eglise l’apostolat le plus universel
et le plus fécond ». |
| Jean Baptiste
de la Salle |
Il amorçait, vers 1681, une
paisible vie de chanoine quand, « par hasard », lui
furent confiées deux écoles en sa ville natale de Reims. Il
s’aperçut très vite que ce qui manquait surtout c’était des
maîtres, d’où la création des Frères des Ecoles Chrétiennes.
Il est ainsi le créateur en France de l’enseignement populaire
gratuit. Les Constitutions de son Institut ont servi de modèle à
d’autres Congrégations enseignantes. Il consolida son oeuvre en
acceptant dans le silence les humiliations qui lui vinrent de ses
plus proches collaborateurs, et mourut le 7 avril 1719, un Vendredi
Saint. |
| 8 |
Maria
Assunta |
|
| Perpet
ou Perpetuus |
|
| Denys |
Vers 180,
évêque de Corinthe. Il est connu par Eusèbe, qui citent
d’importants fragments de ses lettres. Il s’intéressait à
toutes les Eglises, au moins celles de Grèce, et même de Rome,
n’hésitant pas à leur adresser exhortations et reproches. |
| Gautier
(ou Walter) |
En 1095, abbé bénédictin
de St Martin de Pontoise. Epris de solitude, il s’échappa
plusieurs fois de son monastère, mais chaque fois y fut ramené par
ses moines. |
| Bx
Albert |
évêque de
Verceil puis Patriarche de Jérusalem. Il donna une Règle aux
ermites du Mont Carmel, et est ainsi considéré comme premier législateur
de l‘Ordre du Carmel.
Il mourut assassiné en 1215. |
| la Bse Constance, |
En 1300, reine
d’Aragon et mère de Ste Elisabeth de Portugal ; elle avait un tel
renom de sainteté que Dante l’appelle « la bonne Constance »
et la place dans son Paradis. |
| Bse Julie
Billiart |
Guérie miraculeusement après 22 ans de paralysie, elle fonde à
Amiens une Congrégation d’enseignantes : les Soeurs de Notre
Dame. Des difficultés avec son évêque provoquèrent son exil à
Namur, où elle mourut le 8 avril 1816. |
| 9 |
Jean
L'aumônier |
|
| Marie |
femme de Cléophas,
proche parente de la Vierge Marie, près de laquelle elle se
trouvait au pied de la Croix de Jésus. Elle est témoin de la Résurrection.
Elle serait la mère de l’apôtre St Jude et des deux premiers évêques
de Jérusalem : l’apôtre St Jacques le Mineur et St Siméon
martyr. |
| Waltrude |
En 688, mère de
famille. Ses parents étaient des saints, son mari et ses quatre
enfants aussi. La ville de Mons (dont le nom dérive de monastère)
s’édifia autour du couvent qu’elle y avait fondé |
| Bx Guillaume |
seigneur de
Montpellier, vaillant guerrier contre les Sarrasins, puis moine de
Grandselve, près de Toulouse. |
| Eupsykès |
A Césarée en Turquie,
sous Julien l’Apostat,martyrisé avec d’autres chrétiens : on
les accusait d’avoir détruit le temple de la Fortune. St Basile
recommandait de célébrer solennellement leur mémoire. |
| 10 |
Michel
des saints |
Au 17ème siècle, en
Espagne, trinitaire. Il semblait, en ce
monde, déjà vivre dans l’autre, tant sa foi était simple,
limpide, ardente. |
| Fulbert |
On le louait comme “la réincarnation de Platon et d’Aristote”
tant était fameux son enseignement. En 1027, il devint évêque de
Chartres, « le tout petit évêque d’une grande Eglise »,
disait-il, une Eglise dont il rebâtit magnifiquement la cathédrale
détruite par un incendie et qu’il dédia à Marie. |
| Ezéchiel |
Au 6ème siècle
avant le Christ, à Tel-Aviv de Babylonie, Prêtre
et Prophète. Il eut pour mission de soutenir les Exilés, de leur
expliquer leur épreuve, de maintenir l’espérance : Ezéchiel
signifie « Dieu- rend-fort ». Par la description du
Temple aux multiples escaliers symboliques, il est le prophète de
la transcendance de Dieu. Pour le comprendre, Rabbi Ananie brûla
300 cruches d’huile en veillées studieuses et insuffisantes. |
| Bx Antoine
Neyrot |
C’était un dominicain médiocre : capturé par des pirates et
esclave à Tunis, pour recouvrer sa liberté il abjure et se marie ;
le dimanche des Rameaux 1460, il se rétracte publiquement, et est
aussitôt mis à mort. |
| 11 |
Gemma
Galgani |
Elle était
laborantine dans une pharmacie de Lucques, en Toscane. Elle vécut
dans son corps stigmatisé, l’expérience de la croix du Christ,
et mourut en 1903, âgée de 25 ans. |
| Stanislas |
évêque
de Cracovie, sa ville natale qui fut aussi la ville de son martyre.
Il reprochait au roi de Pologne, Boleslas-le-Cruel, sa conduite
scandaleuse. Comme le roi, excommunié, persistait à prendre part
aux offices de la cathédrale, l’évêque résolut de célébrer
hors de la ville : Boleslas le suivit et le tua de sa propre main,
en 1079. Stanislas fut proclamé patron de la Pologne, et Boleslas
repentant se fit bénédictin. |
| Bersanuphe |
Au désert de Gaza, au 6ème siècle . Il
poussait si loin la passion de la solitude qu’il ne correspondait
que par écrit avec l’extérieur:d’où l’abondante
correspondance qui nous est restée. |
| Léon
le grand |
|
| 12 |
Catherine
de Saint Augustin |
|
| Sabas
le Goth |
En Roumanie, au 4ème
siècle, martyrisé le jeudi de Pâques
372. Quand on le précipita tout lié dans le fleuve Moussovo il
affirma « Sur l’autre rive Quelqu’un me repêchera ! ». |
| Jules
Ier,pape |
A Rome, en
352, Pape : il soutint St Athanase contre les attaques
ariennes. |
| Zénon |
Au 4ème siècle, évêque
de Vérone. On trouve dans ses traités un beau témoignage de sa
foi en la Sainte Trinité. |
| Constant |
A Gap, au 6ème siècle,
évêque. |
| Joseph Moscati |
En 1927, chirurgien
et professeur à la Faculté de médecine de Naples. « Vous
devez, écrivait-il à l’un de ses élèves, vous occupez aussi de
l’âme de vos malades, et ne pas vous contentez de froides
ordonnances à remettre au pharmacien ». |
| 13 |
Herménégilde |
fils du roi arien des Wisigoths d’Espagne, converti par sa femme,
une jeune franque. Incapable de le faire abjurer, son père le fit décapiter
le Samedi Saint 586, « aube sanglante du catholicisme en
Espagne » (qui, trois ans plus tard, se rallia à la vraie
Foi). |
| Carpus
et Papylus |
A Pergame, au temps de
Dèce, les Sts Carpus évêque, et Papylus, diacre.
« Quelqu’un me fortifie, Quelqu’un souffre avec moi, que
tu ne peux pas voir », affirmait le diacre au proconsul
Optimus. Ils furent condamnés au feu. Agathonikè, une mère de
famille, témoin de leur martyre, obtint la grâce de le partager.
« Aie pitié de tes enfants ! » lui disait-on. « Mes
enfants, Dieu veille sur eux ! ». |
| Martin 1er, pape |
A peine élu
Pape, en 649, il convoqua le Ier Concile du Latran qui condamna le
monothélisme (hérésie qui soutenait que le Christ n’est pas
vraiment homme). Le basileus Constantin II le fit amener à Byzance
dans les pires conditions. « Depuis 47 jours, écrit -il, on
ne m’a pas encore donné un peu d’eau pour me laver, je grelotte
de froid ; je suis épuisé par la dysenterie ; je vomis la
nourriture que je dois manger... Mais Dieu voit tout et j’ai
confiance en Lui ». Déporté en Crimée, il y mourut en 655.
Il souffrit de l’oubli rapide du clergé romain qui, contrairement
à ses voeux, n’attendit pas sa mort pour lui donner un
successeur. Il est le dernier en date des Papes vénérés comme
martyrs. |
| Bse
Ida |
En 1113, comtesse
de Boulogne, mère de Godefroy de Bouillon et de Beaudouin Ier roi
de Jérusalem. |
| Bse Ida |
Deux siècles plus
tard, vers 1300, née à Louvain, moniale cistercienne de Roosendael
près de Malines. Par l’Eucharistie, la méditation de la Passion
(elle reçut les stigmates), par la lecture de la vie des saints,
elle triompha de la tentation impure. |
| Bx Scubilion |
il naquit près de Vézelay
en 1797, et mourut, frère des écoles chrétiennes, dans l’île
de la Réunion, en 1867. Il se livre lui-même quand il déclarait
de ses élèves et de ses catéchumènes : « Ils m’écoutaient
parler de Dieu comme si c’était Dieu Lui-même qui leur parlait ». |
| 14 |
Lydwine |
En 1433, à Schiedam près
de Rotterdam, Ste Lydwine. A 15 ans, elle se brise une côte
en patinant sur la glace : elle offrit pour les pécheurs les
souffrances qui s’en suivirent et durèrent 38 ans. “Je complète
en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ”, expliquait
St Paul: la réponse est claire pour le croyant; “il lui reste à
obtenir la grâce de la comprendre”. |
| Maxime,
Tiburce et Valérien |
associés à la légende
de Ste Cécile et vénérés comme martyrs depuis l’an 400. On ne
sait rien de plus à leur sujet. |
| Bx
Raoul |
En 1241,
abbé cistercien du Thoronet, puis évêque de Sisteron. |
| Bernard
d’Abbeville |
En 1117, Il est à l’origine d’une réforme bénédictine
née au diocèse de Chartres, connue sous le nom de Congrégation de
Tiron. |
| Bx Jean, Antoine
et Eustache |
En 1342, trois jeunes
Lituaniens : leur foi contredisant les moeurs de la cour, ils
furent pendus à un chêne, à Vilna dont ils sont les Patrons. |
| Bénézet
ou Benoit |
Au 12e siècle,
peut-être originaire d’Hermillon en Maurienne, mort en Avignon
dont il aurait construit le fameux pont ; un pont, symbole de tout
ce qui unit Dieu aux hommes, et les hommes entre eux. |
| 15 |
Bx
Pierre
Gonzalès |
En Espagne, en 1246, dominicain. Les marins l’invoquent sous
le nom de saint Elme. |
| Bx Damien
de Venster |
« l’apôtre
des lépreux ». Né en Belgique et prêtre picpucien, il
s’offre spontanément à vivre à Molokaï, îlot des îles Hawaï,
où on parque les lépreux, sans remèdes, sans religion... les
morts restent sans sépulture. C’est l’enfer des désespérés.
Atteint lui-même de la lèpre, il refuse d’être rapatrié ; et
devenu le plus hideux des lépreux, il meurt le 15 avril 1889. |
| Bx
Bernard |
L’an 1156, évêque
de St Jean de Maurienne après avoir été à Tamié, de 1141 à
1146, le successeur de St Pierre de Tarentaise. “De toute
perfection, a-t-on dit de lui, il se montra le plus parfait modèle”. |
| Bx César de
Bus |
Le jour de Pâques 1607,
originaire de Cavaillon. Il enseignait le catéchisme pour mieux le
savoir lui-même, et découvrit ainsi sa vocation de fondateur, en
Avignon, de la Congrégation des “Pères de la doctrine chrétienne”.
Il contribua également à l’établissement en France des
Ursulines de St Angèle de Mérici. |
| 16 |
Benoit
Joseph Labre |
Originaire d’Amettes en Artois, il fit divers essais à
la Chartreuse ; mais c’est en quittant Sept-Fons (où il fut
novice sous le nom de F. Urbain) qu’il découvrit sa voie.
Toujours il l’a chercha, et la trouva sur les chemins, comme pèlerin,
portant, de sanctuaire en sanctuaire, ses haillons et sa besace.
Seul avec Dieu seul il priait sur les routes : vêtu de la bure que
lui avait laissée Sept-Fons, il
parcourut à pied plus de 25000 kilomètres, de la Pologne à l’Espagne,
suivant à la lettre le conseil de St Pierre : »Soyez comme
des pèlerins et des voyageurs ». Il mourut à Rome en 1783,
âgé de 35 ans. Il est le patron des routards, des pèlerins, de
toutes les “personnes déplacées”. |
| Fructueux |
En 665, évêque
de Braga, au Portugal. Il est l’auteur d’une Règle monastique
qui s’inspire de celle de St Benoît. |
| Drogon
(ou
Druon) |
En 1189,
, berger
(il est l’un des nombreux partons de cette corporation), puis,
quand une hernie l’eût condamné à l’inactivité, ermite à Sébourg,
près de Valenciennes. |
| 17 |
Kateri
Tekakwitha |
Chez les Iroquois
du Québec, le mercredi-saint 1680, mourait, âgée de 24 ans, Kateri,
première bienheureuse amérindienne : pauvre et analphabète,
timide et malade, elle combattit jusqu’au bout pour vivre sa foi,
dans la chasteté. |
| les martyrs de
Carthage |
En 250, ils moururent
dans les tortures, ou de faim dans leur prison. « C ‘est le
Christ, leur écrivait St Cyprien, qui par sa grâce combat en vous,
rendant les victimes plus fortes que leurs bourreaux ». |
| Bx Robert |
En 1067, au monastère
de la Chaise-Dieu, en Auvergne, son premier abbé : « L’homme
du meilleur accueil ». |
| Anicet, pape |
L’an 166, . De
ses 11 ans de pontificat on a retenu la visite que lui fit St
Polycarpe pour fixer « avec la Majesté Souveraine » la
fête de Pâques. Héritiers de traditions différentes, ils ne
purent s’accorder, mais se séparèrent bons amis. |
| Claire
Gambacorta |
En 1419, à Pise,
jeune veuve, elle refusa de se remarier ; elle fut, pour son
obstination, séquestrée par son père. Mais elle recouvra deux
fois la liberté en se faisant dominicaine. |
| 18 |
Marie
de l'incarnation Carmélite |
En 1618, au
carmel de Pontoise, la Bse Marie de l’ Incarnation. Elle vécut
à la perfection, sous le nom de Madame Acarie, la vie d’une femme
du monde, d’épouse (elle sauva la vie de son mari qui s’était
compromis pendant la Ligue), et de mère. Une parole de St Augustin,
trouvée dans ses lectures, la frappa : « Trop est avare à
qui Dieu ne suffit ». Elle contribua à l’introduction des
carmélites en France, leur donna ses trois filles, et après son
veuvage se mit comme soeur converse sous le gouvernement de l’une
d’elles. |
| Apollonius
l’Apologiste |
Vers l’an 190,
: sénateur chrétien de Rome, il fut dénoncé par un de ses
esclaves et décapité. Dans son Apologie prononcée devant le Sénat,
il déclara : « La foi, c’est à Dieu qu’il appartient de
la donner, car en ce domaine un homme n’est pas plus capable
d’en éclairer un autre que le soleil un aveugle ».. |
| Parfait |
En 850, prêtre
espagnol de Cordoue. Pour avoir, dans une conversation, dit sa foi
au Christ, il fut traduit devant le Cadi, condamné et exécuté. |
| Bx Idesbald |
L’an 1167, au monastère
cistercien de Dunes, près de Dunkerque, , abbé. |
| 19 |
Elphège |
En 1012, St
Elphège, archevêque de Cantorbéry, massacré par les Vikings
pour avoir refusé de livrer pour sa rançon les biens de l’église. |
| Léon
IX
,pape |
En 1054, Alsacien
qui fut évêque de Toul, puis Pape. Il confia ses premières
responsabilités au moine Hildebrand de Cluny, et entreprit la réforme
que celui-ci, devenu Pape sous le nom de Grégoire VII, poursuivra.
C’est sous son pontificat, en 1053, qu’eut lieu la funeste séparation
entre les Eglises d’Orient et d’Occident. Les anathèmes réciproques
« échangés » à cette occasion ont été levés le 7 décembre
1965 par le pape Paul VI et le patriarche Athënagoras, pour ouvrir
la voie vers l’unité. |
| Expédit |
un saint d’identité
incertaine, Peut-être en Arménie à une époque qu’on ne peut préciser.
Il doit à son nom d’avoir été choisi comme « patron des
causes urgentes ». |
| Ursmer |
En 713, évêque
,
apôtre de la Belgique et de la France du Nord. On attribuera à son
intercession la délivrance du pays menacé par l’invasion
hongroise, au 10ème siècle. |
| Emma |
En Allemagne, en 1045,
Telle
était sa générosité, dit-on, que longtemps après sa mort, quand
on ouvrit sa tombe son corps était réduit en poussière, sauf sa
main droite qui avait fait tant de bien. |
| 20 |
Agnès
de Montepulciano |
|
| Marcellin |
chrétien
africain, premier évêque d’Embrun. Il combattit l’arianisme et
dut pour cela souvent fuir dans la montagne pour échapper aux représailles. |
| Bx
Hugues |
Au 10ème siècle,
collaborateur de Bernon dans la fondation de Cluny ; il est vénéré
à Anzy-le-Duc, non loin de Paray Le Monial. |
| Bx Géraud de
Salles |
En Périgord, en 1120,
: il consacra son immense fortune à construire, dans le Sud-Ouest
de la France, de nombreux monastères qui s’affilieront à l’Ordre
cistercien. |
| Odette |
L’an 1158,en
Brabant, ; ses parents la voulaient marier, elle se
voulait religieuse prémontrée. Pour arriver à ses fins elle se
coupa le bout du nez. C’est pour bien d’autres raisons qu’elle
est proposée à notre vénération. |
| 21 |
Anselme |
En 1109,
St Anselme,
Docteur de l’Eglise, né au pays d’Aoste : il rêvait, enfant,
d’en escalader les plus hautes cimes pour trouver Dieu à leur
sommet. Il fut moine et abbé du Bec, en Normandie, avant d’être
nommé archevêque-primat de Cantorbéry. Là, Anselme paiera par de
longs exils sa fidélité romaine. On l’a appelé “le père de
la scolastique” ; chez lui, en effet, vie intérieure et vie
intellectuelle ne font qu’un. De lui est le célèbre argument :
« Dieu est, par définition, l’être le plus parfait qui se
puisse concevoir ; or, l’existence est une perfection ; donc, Dieu
existe ». De lui on a retenu ce mot d’ordre : « »Fides
quaerens intellectum - la Foi qui cherche à comprendre ». |
| Silvio |
Dans les prisons d’Alexandrie,
un groupe de martyrs, dont St Silvio. |
| Siméon |
Au 4e siècle,
Catholicos de Perse, mis à mort par le roi Sapor, car “il
refusait d’adorer le soleil qui s’était éclipsé et avait pris
le deuil à la mort de Jésus”... Il adorait l’Autre Soleil, le
Vrai, le Christ. |
| Bx Fastrède |
disciple de St
Bernard et son second successeur à Clairvaux, après Robert de
Bruges. Cette élection lui causa tant de frayeur qu’il s’enfuit
chez les Chartreux ; mais la Sainte Vierge lui apparut et, déposant
sur ses épaules l’Enfant Jésus,
lui dit : "Prends-Le et garde-Le Moi". Elu abbé de
Cîteaux, il mourut peu de mois après, en 1163. |
| Conrad |
En 1894, de Parzham
en Bavière. Capucin, il exerça pendant 42 ans la charge de portier
du couvent. On a calculé qu’à raison de 40 coups de sonnette par
jour, Conrad avait accompli plus d’un demi-million d’actes de
patience en sa vie. |
| 22 |
Soter
et Caius |
|
| Léonide |
A Alexandrie, St Léonide,
le père et le maître d’Origène :il baisait la poitrine de son
fils bébé, sachant que Dieu était présent en lui. Quand, en 204,
il fut envoyé au martyre, sa femme dut cacher les vêtements du
petit Origène qui voulait être martyr comme son père. Du moins
Origène lui écrivit-il : « Que la pensée de celle et de
ceux que tu laisses, n’amollisse pas ton courage : Dieu aura soin
de nous ! ». |
| Bse Maria-
Gabriella Sagheddu, |
née à Dorgali
(Sardaigne) en 1914, moniale cistercienne à Grottaferrata près de
Rome. Après trois ans de vie religieuse, « les feuillets œcuméniques »
de l’abbé Couturier et la méditation assidue du chapitre 17 de
St Jean (dont on retrouva, après sa mort, les feuillets jaunis par
l’usage) la provoquent au don plus total de sa vie pour l’unité
des chrétiens. Dieu la prend au mot et, après un an de maladie la
rappelle à Lui, le 23 avril 1939, alors « dimanche du Bon
Pasteur ». |
| Opportune |
Au 8ème siècle,
abbesse bénédictine d’Almenèches, en Normandie. C’est
d’elle qu’on a dit qu’elle « était une mère pour ses
soeurs ! ». |
| 23 |
Pierre
Chanel |
|
| Georges |
L’art en a
fait un chevalier libérant une princesse menacée par un dragon,
mais l’histoire ne connaît que son nom, et peut-être le lieu de
son martyre : Lod, en Israël. Il est le patron des scouts et de
l’Angleterre. |
| Fortunat |
St Irénée
l’envoya, avec le prêtre Félix et le diacre Achille, évangéliser
Valence. Vint la persécution de Caracalla, vers 212 ; ils furent
tous trois décapités. |
| Adalbert |
évêque de
Prague. Il y connut toutes les contestations ; deux fois chassés de
son diocèse, il se fit moine. Le Pape l’envoya prêcher l’Evangile
en Prusse; il y fut mis à mort en 997. |
| Bx Robert de Bruges |
l’un des trente étudiants
flamands que St Bernard ramena avec lui à Clairvaux, où il fut son
successeur. |
| 24 |
Marie
Euphrasie Pelletier |
A
Angers . Le Saint-Esprit l’aida de ses dons
de conseil et de force pour adapter aux besoins nouveaux l’oeuvre
du “Bon Pasteur”, fondée deux siècles plus tôt par St Jean
Eudes. “Je consentirais à être longtemps encore privée du
bonheur du ciel, confiait-elle avant sa mort en 1868, pourvu que sur
terre j’aie Notre Seigneur à aimer dans l’Eucharistie, et des
âmes à sauver”. |
| Wilfrid |
En 709,
évêque d’York. Sa fidélité à Rome lui valut d’innombrables
épreuves. Il mit les arts au service du culte. |
|
Franca |
En 1218, en
Italie . Elle entra à 14 ans chez des bénédictines dont elle
fut élue abbesse. Jugée trop sévère elle dut résigner sa charge
pour le bien de la paix, et entra au monastère cistercien de
Pettoli. |
| Fidèle
de Singmaringen |
Né
à Sigmaringen en Allemagne, il fut avocat à Colmar avant d’être
capucin. Envoyé en mission au pays des Grisons en Suisse, il y fut
martyrisé au bourg de Sévis, en 1622. “Je défends la vérité
qu’ont soutenue les martyrs, dit-il alors ; ma Cause est la leur,
leur sort sera le mien”. |
| 25 |
Marc |
évangéliste.
Jusqu’à Gethsémani un jeune homme avait suivi Jésus; appréhendé,
il s’enfuit, lâchant le drap dont il était couvert ; l’Evangéliste
rapportant ce détail, semble le présenter comme un souvenir
personnel. Marc était fils d’une veuve de Jérusalem chez qui se
réunissait la 1ère communauté chrétienne. St Barnabé, son
cousin, le prendra comme compagnon d’évangélisation. Marc les lâcha,
ce dont Paul se fâcha. Ils se réconcilieront; Paul réclamera sa
présence “précieuse pour le ministère”. St Pierre l’aura
ensuite pour compagnon, à Rome, et la Tradition présente l’Evangile
de Marc comme l’écho de St Pierre. Son attribut iconographique
est le lion, peut-être parce que son Evangile commence au désert,
avec St Jean-Baptiste. |
| Bx Benoît XII,
pape |
En Avignon, l’an
1342, un languedocien qui prit l’habit cistercien à Boulbonne et
devint abbé de Fontfroide, puis évêque, cardinal, et enfin Pape.
Il resta fidèle à sa vocation première, et stimula moines blancs
et moines noirs à retrouver leur première ferveur. A cet effet
il publia, à l’intention des cisterciens, la bulle
“Fulgens sicut stella matutina”, où il donne des directives précises
sur la discipline monastique, l’administration du temporel, et les
études théologiques ; puis, la Constitution “Benedictus Deus”,
plus célèbre encore, sur la vision de Dieu qui est celle des élus
après leur mort. |
| Bx Jean de la
Barrière |
En 1600, abbé cistercien de Feuillant, près de Toulouse, et
instigateur de la Réforme très austère de ce nom. |
| 26 |
Bx Rafaël
Arnaiz-Baron |
(1911-1938)
; il avait interrompu ses études d’architecte pour entrer au
monastère cistercien de Sant’Isidro, en Espagne ; la maladie le
contraignit à quitter 3 fois le monastère où il revenait aussitôt.
Ce que fut sa sainteté ? Une photo très belle le suggère qui
le représente, sans autre détail, assis au soleil, les yeux
mi-clos, souriant à un interlocuteur invisible. |
| Clet
(ou
Anaclet) , pape |
A Rome, appelé
(c’est le sens de son nom grec) à l’honneur d’être le troisième
Pape, après St Pierre et St Lin. |
| Riquier |
Au 7e siècle, Il
était encore païen quand, prenant la défense de deux moines
missionnaires irlandais, il fut par eux converti. Il devint lui-même
missionnaire des provinces du Nord, avant de fonder en Picardie, sa
patrie, le monastère qui porte son nom. |
| Paschase
Radbert |
C’est en ce même
monastère de St Riquier que Paschase Radbert, abbé démissionnaire
de Corbie, se retira vers 850, “pour se jeter, dit-il, dans les
bras de la philosophie et de la Sagesse, pour y être nourri, à
l’automne de sa vie, du même lait des Ecritures qu’il avait sucé
en son printemps”. C’est là sans doute qu’il composa son célèbre
traité de l’Eucharistie. |
| Alda |
En 1309,
Elle naquit, vécut
et mourut à Sienne. Prématurément veuve, elle se consacra aux
malades et aux pauvres. |
| 27 |
Pierre
Canisius |
|
| Bx Humbert III |
Comte de Savoie;
il dut, à 13 ans, prendre le gouvernement de ses Etats, avec
l’assistance d’Amédée, évêque de Lausanne. Il faisait
retraite chez les cisterciens d’Hautecombe quand les Dauphinois
attaquèrent Montmélian. Il les battit et retourna à Hautecombe.
Après plusieurs veuvages il y prit l’habit ; comme il n’avait
pas d’héritier mâle, son peuple l’arracha au cloître, menaçant
de brûler le monastère. Un quatrième mariage lui donna un fils:
Thomas Ier. Après quoi il retourna à Hautecombe où il mourut en
1189. Son conflit avec St Anthelme fut arbitré par un troisième
saint : St Pierre de Tarentaise, sans succès. |
| Bx Amédée
IX |
Duc de
Savoie. Né à Thonon, il épousa la soeur de Louis XI. Plusieurs
fois il fit à pied le voyage de Turin à Chambéry pour vénérer
le St Suaire. Devenu épileptique, il dut confier la régence à son
épouse. Très populaire de son vivant, il fut, dès sa mort, vénéré
comme un saint, en raison surtout de son amour pour les pauvres. Il
aimait tenir des conférences spirituelles avec sa fille, la Bse
Louise de Savoie. Il mourut en 1472. |
| Théodore |
Chez les moines de la
Thébaïde, au IVe siècle, : il était habile à réconcilier les
frères divisés. |
| Zita |
En Toscane, au
13e siècle, Elle était servante; elle se privait de
nourriture pour faire l’aumône, et de sommeil pour aller à la
messe. Parfois une longue extase l’y surprenait, mais les Anges préparaient
le dîner, ainsi que l’art en fait foi ! |
| Bx Nicolas
Roland |
- il était, en tant que
chanoine théologal, responsable de la formation du clergé de
Reims, et il accueillit chez lui, pour les former, les candidats au
sacerdoce. Très dévot à l’enfance de Jésus, il commémorait Noël
chaque 25 du mois, et fonda les soeurs enseignantes de l’Enfant-Jésus.
Il mourut en 1678, âgé de 36 ans. “Tout ce que nous pouvons
faire pour le service de Dieu est bien au dessous de ce que nous lui
devons”,disait-il. |
| 28 |
Louis
marie Grignion de Montfort |
A Saint-Laurent-sur-Sèvres,
en Vendée, fondateur de
la Compagnie de Marie (ou Montfortains), des Frères de Saint
Gabriel et, avec l’aide de la Bienheureuse Marie-Louise Trichet,
des Filles de la Sagesse. Il contribua grandement à ranimer la vie
religieuse dans l’Ouest, par ses Missions populaires centrées sur
la prédication de la Croix et la dévotion à Marie. “Tout se réduit,
disait-il, à trouver un moyen facile d’obtenir de Dieu la grâce
nécessaire pour devenir un saint... or je dis que pour trouver
cette grâce de Dieu, il faut trouver Marie !” Il est l’auteur
du “Traité de la vraie dévotion”. |
| Pierre Chanel |
vicaire à Ambérieux
en Bugey, puis curé de Crozet près de Genève, il entra ensuite
chez les Maristes que fondait le Père Colin. Il vécut ses trois
dernières années missionnaire dans l’île de Futuna en Polynésie,
et n’y obtint que de médiocres succès apostoliques. (L’un des
rares mots futuniens qu’il ait appris, “malié fuaï” signifie
: c’est bien quand même !). Il fut tué à coups
d’herminette en 1841. Il est le “protomartyr” de l’Océanie. |
| Valérie |
épouse de St Vital,
officier supérieur dans l’armée romaine, et martyr. Elle fut,
elle aussi, mise à mort pour avoir refusé de s’associer au culte
des idoles. |
| Paul
de la Croix |
|
| 29 |
Hughes
de Cluny |
|
| Pierre de Vérone, |
Sur la route de Côme
à Milan, en 1252, dominicain : il paya de sa vie les succès
qu’il remporta dans sa lutte pour la Foi. Assassiné par ses
anciens coreligionnaires cathares, il eut la force d’écrire avec
son sang, sur la poussière du chemin, les premiers versets du
Credo. |
| Catherine de
Sienne |
Elle naît en la fête de l’Annonciation 1347, 24ème enfant de
sa famille. Elle est tertiaire dominicaine, modèle accompli de la
femme célibataire « active ». Elle prêche, sur les
routes d’Italie, la réconciliation des cités en guerre. Elle va
jusque sur les bords du Rhône chercher le Pape d’Avignon pour le
ramener à Rome. « Pense à Moi, ma fille : Je penserai à toi ».
Elle meurt en 1380, et partage avec St François d’Assise le
patronage de son pays. Elle, qui ne savait pas signer son nom, est
avec Ste Thérèse d’Avila, la première femme déclarée
“Docteur de l’Eglise |
| 30 |
Maxime |
En 250,: il tenait un
petit commerce à Ephèse ; il fut lapidé comme chrétien. |
| |
Bx Aymon |
En 1173, moine de
Savigny : il passa une partie de sa vie au service des lépreux,
mais connu l’épreuve autrement redoutable de l’angoisse de sa
propre fin, et même de son salut éternel. |
| |
St Pie V,
pape |
dominicain à 14
ans, pape à 62, il garda son habit blanc. Son pontificat de 6 années
(1566- 1572) exercera une influence profonde sur la vie de l’Eglise
: il sera marqué par la victoire de Lépante, la dévotion au
Rosaire, par la publication du Missel et du Bréviaire romain, du
Catéchisme du Concile de Trente. En mourant il dit aux cardinaux :
« Je vous recommande la Sainte Eglise que j’ai tant aimée ».
Son visage austère présente un type de spiritualité assez différent
de la jovialité de son contemporain St Philippe Néri, dont
l’alacrité faisait alors la conquête de Rome. |
| |
Bse Marie de l’Incarnation |
Entre Tours, où elle
naît en 1599, et Québec où elle meurt en 1672, s’inscrit la vie
de la Bse Marie de l’ Incarnation. « en elle, disait
Jean-Paul II qui l’a béatifiée, la femme chrétienne s’est réalisée
pleinement et avec un équilibre rare, dans ses divers états de vie
: épouse, mère, veuve…religieuse-ursuline, missionnaire,
mystique. Chef d’entreprise et surveillant à minuit le trafic de
ses bateaux sur les quais de la Loire, elle gardait la vision de la
Trinité sainte ». |
| |
Benoît-Joseph
Cottolengo |
En 1842, “le St Vincent
de Paul de l’Italie”. Sa confiance illimitée en la Providence
lui permit la fondation de la « Piccola Casa" de Turin :
gigantesque institution - malgré la modestie de son nom - pour le
soulagement de toutes détresses, à laquelle collaborent trente
congrégations, tant actives que contemplatives. |
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