| 1 |
Thérèse
de l'Enfant Jésus
|
(1873-1897)
: avec l’humour de la foi Pie XI proclame patronne des Missions,
le même jour et au même titre que St François Xavier qui sillonna
tous les océans du monde, cette contemplative jamais sortie de son
cloître en 9 ans de vie carmélitaine. Elle-même en donne la
raison : « Archimède a dit : Donnez-moi un point d’appui,
un levier, et je soulèverai le monde... Le Tout-Puissant a donné
(aux siens) pour point d’appui Lui-même et Lui seul ; pour
levier l’oraison... et c’est ainsi qu’ils ont soulevé le
monde », car « le Bon Dieu veut que (les élus) se
communiquent les uns aux autres la grâce par la prière, afin
qu’au ciel ils s’aiment d’un grand amour ». En 1944, Pie
XII lui confia aussi la France. « Elle écoutait, disait-elle,
avec révérence et piété, la lecture du martyrologe, heureuse
d’entendre le nom de parents si chers ».Avec, encore, ce même
humour qui, de son vivant l’aurait fait rire « la petite
sainte de la petite voie d’enfance » a été proclamée
Docteur de l’Église ! |
| Piat |
:
chargé avec St Quentin, par l’Église romaine, de gagner la Gaule
septentrionale à la Foi, il fut martyrisé à Tournai, au 3ème siècle. |
| Bavon |
En
Belgique encore, au 7ème siècle, ermite un peu énigmatique
par la faute d’un biographe fantaisiste : il vécut à Gand, dont
il est le protecteur. |
| Romanos-le-Mélode |
né
en Syrie, diacre à Beyrouth, il vécut à Constantinople au 6ème
siècle. Un soir de Noël, la Mère de Dieu lui apparut en songe et
lui donna un livre à avaler : la Bible. Réveillé, il monta à
l’ambon (lutrin) et commença à chanter : il est le plus illustre
des poètes liturgiques byzantins. On lui attribue l’hymne
acathiste. |
| Rémi |
|
| 2 |
Anges
gardiens |
Leur
existence relève d’un plan d’ensemble, révélateur du
Dieu-communion. A notre insu, peut-être, le seul fait qu’ils
soient, modifie profondément notre vie - et après Dieu et
Notre-Dame - personne ne nous aime plus que lui. Ils sont la garde
de Dieu et les gardiens de sa présence en nos âmes : ils nous réconfortent
sur tous nos chemins : ainsi l’Ange-aux-petits-pains d’Élie, le
libérateur de St Pierre, et même l’Ange qui protégea la fuite
de Jésus en Égypte, Le réconforta au désert de la Tentation, au
Jardin de l’Agonie. “Dieu donne mission à ses anges de nous
garder sur tous nos chemins”. |
| Bx
Antoine Chevrier |
prêtre
. A Lyon où il naquit, vécut et où il mourut en 1879, : c’est
devant la crèche de Noël 1856, qu’il eut l’inspiration du
Prado : société de Prêtres et de religieuses pauvres, au service
des pauvres. Son idéal, il le présenta dans son livre : « le
véritable disciple ». |
| Eleuthère
et ses compagnons |
Au
4ème siècle, à Nicomédie en Turquie, faussement accusés
d’avoir incendié le palais de Dioclétien « ils furent
eux-mêmes éprouvés par Dieu comme l’or, par le feu ». |
| Léger |
Au
7ème siècle, moine puis évêque d’Autun : la politique
l’opposa au maire du palais Ébroïn : assiégé dans sa ville épiscopale,
il se livra à son ennemi qui lui fit arracher les yeux et couper la
langue puis la tête. Son malheur fit sa gloire : nombre de localités
portent son nom. |
| Bx
Louis Yakichi |
marinier
: pour avoir tenté de faire évader un missionnaire il subit en 6
semaines 17 sortes de supplices les plus atroces avant d’être brûlé. Sa femme Lucie et
ses deux enfants André et François âgés de 8 et 4 ans, furent décapités.
C’était en 1622, à Nagasaki, au Japon. |
| 3 |
Hésychius |
Au
4ème siècle, moine, disciple de St Hilarion et son héritier
: par testament, Hilarion lui légua sa fortune - l’Evangile et
son cilice. |
| Maximien |
A
Bagaï en Algérie, au 5ème siècle, évêque : donatiste
converti, il eut beaucoup à souffrir de la part de ses anciens
coreligionnaires : ils le poursuivirent et le battirent jusque sous
l’autel où il s’était caché. |
| Cyprien |
Au
siècle suivant, à Toulon,évêque biographe de son maître St Césaire
d’Arles. |
| les
deux frères Ewald |
Au
7ème siècle, compagnons de St Willibrord, jetés dans le
Rhin par les Saxons qu’ils étaient venus évangéliser. |
| Gérard
de Brogne |
Au
10ème siècle au pays de Namur, fondateur de ce monastère de
chanoines réguliers qui devint par la suite une grande abbaye bénédictine. |
| Adalgott |
-
En 1160, moine cistercien disciple de St Bernard, puis évêque de
Coire dans le Canton des Grisons, et restaurateur des monastères de
son diocèse. |
| 4 |
François
d'Assise |
diacre
(1182- 1226). Il est, de tous les Saints, l’un des plus aimés,
celui dont la vie ressembla le plus à celle de Jésus. Du jour où,
à St Damien, il entendit le Crucifié lui dire : « Répare ma
maison en ruine », jusqu’au jour, et au delà, où sur le
mont Alverne il reçut les stigmates, il vécut dans la pauvreté et
la joie... double héritage que, dans sa pauvreté même, il légua
à la famille spirituelle dont il est le père : celle des Frères
Mineurs, des Pauvres Dames Clarisses, et du Tiers- Ordre. Cet homme
qui mourut à 44 ans, nu sur la terre battue, aveugle et mal reconnu
par ses propres fils, le Pape Innocent III l’avait
vu en vision, seul arc-boutant soutenant l’Église qui menaçait
ruine. |
| Domnine
et ses deux filles Prosdoke et Bérénice |
L’an
302, en Syrie, fort riches et très belles. Chrétiennes et en
grand danger d’être maltraitées par les soldats venus les arrêter,
elles se jetèrent dans le fleuve. D’autres saintes, par très spéciale
inspiration, feront de même. |
| 5 |
Placide
et ses compagnons |
|
| Flora |
-
En 1347, près de Cahors, religieuse hospitalière :
« Toutes celles qui portent un nom de fleur : Hortense,
Violette etc., ont en elle leur céleste patronne ». |
| Apollinaire |
-
Au 6e siècle, évêque de Valence, frère de St
Avit, évêque de Vienne, cousin d’un autre St Apollinaire, évêque
de Clermont... car la sainteté est contagieuse ! |
| Faustine
Kowalska |
A
Cracovie, en 1938, religieuse ; le Seigneur lui donna mission
d’écrire tout ce qu’Il lui faisait connaître de sa miséricorde. |
| Maurice |
30
ans il fut abbé du monastère cistercien de Langonet en Bretagne ;
puis il démissionna. Une colonie de moines de Langonet partant
fonder Carnoët près de Quimper, St Maurice accepta d’en prendre
la tête. Il mourut an 1191. |
| Bx
Raymond de Capoue |
A
Nuremberg, en 1399, Maître Général des Dominicains et biographe
de Ste Catherine de Sienne, après en avoir été le directeur de
conscience... Mais entre eux la direction n’était pas à sens
unique. |
| Galla |
Au
6e siècle encore, une grande dame romaine . St Grégoire
le Grand rapporte qu’après son veuvage, elle préféra rester
veuve, c’est-à-dire « s’unir à Dieu par un mariage
spirituel ». |
| 6 |
Bruno |
on
ne saurait l’évoquer sous d’autres traits que ceux de l’ascète
tout consumé par sa vision intérieure, tel que l’a vu Houdon. Né
à Cologne, maître Bruno fut plus de 25 ans à Reims un professeur
très écouté. Puis il rejoint St Robert à Molesme... Mais c’est
à la Chartreuse qu’il peut enfin mener la vie solitaire dont il rêvait,
puis à l’ermitage calabrais où il mourut en 1101. Il ne se
lassait pas de s’émerveiller de la Bonté de Dieu : « O
Bonitas ! ». |
| La
martyre de Ste Foy |
ses
nombreux biographes, plus préoccupés de leurs lecteurs que de
leurs sources, s’accordent cependant pour la situer au 3e siècle,
à Agen. Au 9e siècle, un moine de Conques y déroba ses ossements pour donner prospérité à son monastère qui dépérissait
faute de reliques. De nombreuses localités des deux mondes (Santa-Fe,
par exemple), et même de Savoie et du Lyonnais, sont placées sous
son patronage. |
| Pardoux |
Au
8e siècle, moine et thaumaturge, au dire de ses biographes :
il fut abbé de Guéret. |
| Arthaud |
-
En 1206, page à la cour d’Amédée III, à Chambéry, il
gagna la chartreuse de Portes et s’y fit aimer ; il fonda ensuite
celle d’Arvières. Si grande était sa réputation qu’à 87 ans,
il fut contraint de devenir évêque de Belley : l’essentiel de
son épiscopat fut de s’en défaire... Il y réussit au bout de
deux ans et regagna joyeusement Arvières, pour y mourir. |
| Marie-Françoise-des-Cinq-Plaies |
En
1791, : elle ne fut ni moniale, ni épouse, mais
tertiaire de St François. Elle vécut 75 ans à Naples dans de
grandes souffrances physiques et spirituelles. |
| Bse
Marie-Rose Durocher |
-
Au Québec, en 1846, fondatrice, sur ordre de son évêque, d’une
congrégation enseignante. Elle mourut un 6 octobre, jour
anniversaire de sa naissance. |
| 7 |
Serge
et Bacchus |
En
Syrie, officier
dans l’armée romaine, et Bacchus son lieutenant, sur leur refus
d’apostasier, ils furent dépouillés de leurs insignes, dégradés
et mis à mort. |
| Justine |
martyre à Padoue : elle donna son patronage à
la congrégation bénédictine qui prendra plus tard le nom de Congrégation
de Subiaco. |
| Marc,
pape |
En
336, pape pendant 8 mois. |
| Martin
Cid |
Au
monastère de Valparaiso (ou Val-Paradis) en Espagne, l’an
1152, abbé cistercien, apparenté au héros cornélien de ce
nom |
| 8 |
Brigitte |
|
| Siméon |
-
A Jérusalem, homme juste et pieux, attendait la consolation d’Israël
et l’Esprit Saint reposait sur lui. St Luc insiste sur sa
familiarité avec l’Esprit Saint ; il ajoute, non pas que Siméon
« prit » l’Enfant Jésus dans ses bras, mais qu’il
Le « reçut » ! Et de qui Le reçut-il sinon de Marie ?
(St Joseph avait alors les deux mains encombrées... ) Et il
chanta le « Nunc dimitis », conjointement avec la
vieille Anne qui vivait dans le Temple comme une moniale, servant le
Seigneur jour et nuit, dans le jeûne et la prière. |
| Dimitri |
surnommé « le grand martyr ». Il souffrit sa
passion en Serbie à Sirminn (l’actuelle Nitrovika), au temps de
Dioclétien. Il est vénéré dans l’Europe de l’Est, et en Grèce,
à Salonique où une splendide basilique lui est dédiée. |
| Thaïs
et Pélagie |
-
En Orient encore, deux « pénitentes » aussi célèbres
par leur repentir que par leur beauté : Ste Thaïs en Égypte,
et Ste Pélagie à Jérusalem, toutes deux au 4ème siècle. |
| 9 |
Louis
Bertran |
il
naquit et mourut à Valence en Espagne, au 16ème siècle, époque où
ce pays « roulait sur l’or à sa ruine ». Il fut
aussi, pendant 7 ans, missionnaire des Indiens, à Bogota. Il est le
patron de la Colombie. Il aimait répéter cette prière d’un
autre grand dominicain, St Pierre de Vérone : « Seigneur,
donne-moi de mourir pour Toi comme Tu es mort pour moi ». |
| Denis |
Grégoire
de Tours raconte que, vers 250, le Pape envoya 7 évêques en Gaule
pour la convertir, dont St Denis à Paris. Il fut martyrisé à
Montmartre, avec Rustique et Eleuthère, ses diacres. On confondit
bientôt le premier évêque de Paris avec le célèbre auteur
mystique, qui avait lui-même usurpé le nom de l’Aréopagite
converti par St Paul, (alors que lui-même aurait vécu aux
alentours de l’an 500). |
| Abraham
et Sara |
Au
19ème siècle avant le Christ, espérant contre toute espérance,
ils obéirent à Dieu, qui les appelait à quitter leur pays pour
une terre inconnue, et à sacrifier leur fils Isaac, héritier de la
Promesse. Ils eurent foi en Dieu, et Dieu les déclara justes, et
ils devinrent le père et la mère d’une multitude de croyants
(Ils sont en effet les ancêtres vénérés des juifs, des chrétiens
et des musulmans). |
| Jean
Léonardi |
En
1609, prêtre, co-fondateur avec le Cardinal Vivès du Collège de
la Propagation de la Foi pour la formation des futurs missionnaires.
Il était fils spirituel de St Philippe Néri qui l’accueillait
par ces mots : « Tu es saint, tâche de le rester ! ».
Il mourut de la peste contractée auprès des contagieux qu’il
servait. |
| Ghislain |
-
Dans
l’attente d’une Sainte Ghislaine, officiellement reconnue comme
Sainte, toutes celles qui portent ce nom peuvent compter sur
l’assistance de Saint Ghislain qui fut moine à Mons en Belgique,
vers 680. |
| 10 |
François
de Borgia |
En
1572, son hérédité ne le prédestinait pas à la sainteté
(par son père, il était le petit-fils d’Alexandre VI, pape, sa mère
était fille de l’archevêque de Saragosse)... Veuf, il assura
l’avenir de ses 8 enfants, s’acquitta parfaitement de ses
fonctions de vice-roi de Catalogne, et entra dans la Compagnie de Jésus
: il en fut le 3e Général et « après St Ignace, il n’est
personne à qui elle soit plus redevable qu’à lui ». |
| Pinytos |
Au
2e siècle, évêque crétois de knossos : il écrivit à
Denis, évêque des Corinthiens, rapporte St Jérôme, “une lettre
fort élégante où il dit qu’il ne faut pas
nourrir les fidèles d’un lait sempiternel - ils mourraient
avant d’avoir atteint l’âge de raison ! -
mais de leur donner une alimentation solide, pour qu’ils
progressent jusqu’à la vieillesse spirituelle”. |
| Paulin |
Au
7e siècle, bénédictin envoyé en renfort en Angleterre par
St Grégoire le Grand. Sa prédication lui valut le titre d’ “Apôtre
des 7 Royaumes anglo-saxons”. Pendant la réunion avec les plus
cultivés des Païens, qui prépara leur conversion, l’un d’eux
parabolisait ainsi : “Nous sommes comme l’oiseau qui, une nuit
d’hiver, traverse une salle de festin illuminée et chaude, pour,
ensuite, rentrer dans l’obscurité glacée : qu’y avait-il avant
notre brève existence ? Qu’y aura-t-il après ? Si la nouvelle
doctrine peut nous éclairer, suivons-la !” |
| Telkide |
abbesse
de Jouarre en région parisienne, au 7e siècle. Son sarcophage
portait ces mots “Mère de ce monastère, elle invite ses filles,
vierges consacrées à Dieu et portant leur lampe, à rejoindre le
Christ leur Epoux”. |
| sept
premiers martyrs de l’Ordre de St François |
-
Au 13e siècle, mis à mort près de Ceuta par le “Miramolin du
Maroc”. Leur jeune gloire combla de fierté leur Père St François
qui rêvait de leur sort, et suscita la vocation de St Antoine de
Padoue. |
| 11 |
Nicaise |
|
| Sarmate |
En
Thébaïde, l’an du Seigneur 357, disciple de St Antoine ;
il prononça quatre apophtegmes, dont celui-ci : « Je préfère
un homme qui ayant péché, le reconnaît, et fait pénitence, à
celui qui n’a pas péché et se croit juste ». |
| Firmin |
A
Uzès, au 6ème siècle, , « pontife et maître en religion ». |
| Bruno |
A
Reims, en 965, fils d’Othon l’Oiseleur et de Ste Mathilde.
Sous la pression de l’Empereur Othon son frère, les chanoines de
Cologne l’élirent archevêque, promotion que ni l’Église ni
l’Empire n’eurent à regretter. |
| Jacques
d’Ulm |
A
Bologne, en 1491, dit « l’Allemand ». Après avoir été
soldat par nécessité, il fut convers dominicain par choix et maître
verrier par obéissance ; enfin, déclaré Bienheureux par l’Église. |
| Alexandre
Sauli |
En
1592, entré à 17 ans chez les Barnabites, que venait de fonder St
Antoine-Marie Zaccaria, il en devint, après lui, le second supérieur
général. Enfin, évêque missionnaire en Corse, à Aléria, son zèle
lui valut le titre « d’apôtre des Corses ». |
| Bse
Soledad Torrès-Acosta |
-
A Madrid où elle naquit, vécut et mourut au siècle dernier,
son nom « Compassion », sa mission de fondatrice de
religieuses garde malades le justifia. |
| 12 |
Jeanne
Leber |
|
| Wilfrid |
évêque
d’York, au 8ème. |
| Dysmas |
le
« Bon Larron » : sans doute avait-il un casier
judiciaire chargé, pour avoir été jugé digne d’accompagner Jésus
au Calvaire ; mais, fidèle à sa profession, il vola même le
Paradis ! Quelques instants avant de mourir, il reçut du Sauveur
cette promesse : « Aujourd’hui, avec Moi, tu seras en
Paradis ». |
| déportés
sous Hunéric |
Près
de Tunis, vers 484, des chrétiens qu’on évalue à près de 5000,
déportés sous Hunéric, roi arien des Vandales : ils furent entassés
en des réduits dont la puanteur devint le pire des supplices : ils
enfonçaient jusqu’aux genoux dans l’ordure. Les survivants périrent
sur les pistes du désert, car ils avaient ainsi
proclamé leur foi : « Nous sommes chrétiens
catholiques, nous confessons le Dieu un et trine ». |
| Edwin |
roi
de Northumberland, au 7ème siècle, |
| Séraphin |
En
1604, dans la région d’Ancône, capucin : pauvre, illettré,
mais très dévot à l’Eucharistie (il aurait voulu habiter Rome
ou Lorette, « car on y célèbre beaucoup de Messes »).
Il distribuait aux plus pauvres les légumes du jardin conventuel,
avec une prodigalité que ses confrères jugeaient excessive ; mais
fruits et légumes repoussaient instantanément... |
| 13 |
Edouard
roi d'Angleterre |
|
|
Théophile |
A
Antioche, au 2e siècle, évêque; lecteur de la Bible, pour
la réfuter, il fut, par elle, converti ! De lui ont survécu trois
livres “à Autolycos”; son apologétique inspira, peut-être,
celle de Pascal : « Tu me dis: montre-moi ton Dieu ! Moi je te
réponds : montre-moi qui tu es ! ». |
|
Géraud |
Au
10e siècle, comte d’Aurillac, l’un des rares laïcs que
le Moyen-age ait honoré d’un culte. Il est vrai que, s’il ne
fut ni moine ni martyr, il fonda un monastère : celui d’Aurillac
précisément. St Odon, qui en fut abbé avant d’être abbé de
Cluny, a écrit sa vie. |
|
Madeleine
Delbrêl |
-
En 1964, , dont la cause a été introduite; elle trouva Dieu sur le
tard “en lisant et en réfléchissant”. Assistante sociale, elle
réunit quelques compagnes, pour vivre, “active-contemplative”,
à la jointure du monde et du Royaume des cieux, c’est-à-dire
concrètement, à Ivry-sur-Seine. |
| 14 |
Calixte |
St
Callixte : Encore diacre du Pape St Zéphirin, il aménagea le
premier cimetière chrétien de Rome, “la catacombe de Callixte”
(où il ne fut d’ailleurs pas enseveli !). Pape, il dut faire face
à l’opposition du prêtre Hippolyte, penseur plus brillant que
lui ; il défendit la vraie foi en la Trinité Sainte contre les théories
de Sabellius qui distinguait insuffisamment les Trois Personnes Divines. Peut-être est-ce lui aussi qui édicta une
discipline moins rigoureuse du sacrement de pénitence - ce qui lui
valut les critiques de Tertullien. Il aurait été massacré au
cours d’un émeute en 222. |
| Just |
Au
4ème siècle, un dément se mit à frapper les passants rue de
Lyon, puis se réfugia dans l’église. L’évêque St Just obtint
qu’en s’emparant de l’homme on lui laissât la vie sauve. Mais
la foule le lyncha. Bouleversé l’évêque s’estima responsable.
La nuit suivante, il partit en Egypte avec un clerc : St Viateur. Là ils moururent. Leurs
corps furent ramenés à Lyon, dans l’église dite des Macchabées,
qui prit le nom de St Just. |
| Dominique |
dit
« l’encuirassé » à cause des instruments qu’il
portait sur la peau... mais là ne s’arrêtait pas son ascèse !
Il enregistra un record qui ne sera sans doute jamais battu ; il récita,
en se disciplinant des deux mains et sans s’arrêter, 12 psautiers
et en entama un 13ème qu’il mena jusqu’au
psaume 31 - c’était au temps des « siècles de fer ». |
| Bx
Mansuy |
de
Cîteaux : il eut la vision d’une foule d’hommes blanchissant
leurs vêtements dans une fontaine : c’était un peu avant
l’arrivée de St Bernard et de ses 30 compagnons. |
| Bx
Bernard de Grandselve |
Un
autre cistercien : infirmier de son monastère : il soignait
si bien ses malades qu’ils n’avaient pas à regretter
l’absence de leur mère. |
| Bse
Madeleine Panattieri |
-
En 1503,on la rencontrait chaque jour dans les rues de sa petite cité
de Trino (entre Turin et Milan) en tournées de charité : un peu
infirmière, un peu cantinière... elle était tertiaire de St
Dominique. |
| 15 |
Thérèse
d'Avila |
(1515-
1582), Docteur de l’Église par ses écrits, Docteur de
l’oraison pourrait-on préciser. Elle la définissait ainsi :
« Un commerce d’amitié où l’on s’entretient souvent et
intimement avec Celui dont nous savons qu’il nous aime ».
Elle eut pourtant du mal à y entrer : à 40 ans, elle en était
encore réduite à compter les clous de chaussures de ses compagnes
au chœur ! Satan lui-même lui offrit la preuve originale de
l’importance de la prière : pour l’en empêcher, il
s’installait sur son bréviaire et n’en déguerpissait qu’à
force d’eau bénite ! Après avoir réformé ou fondé plus de 30
monastères, elle mourut, disant : « Il est temps de nous
voir, mon Aimé, mon
Seigneur ! ». Elle est la sainte du bon sens et de la bonne
humeur. |
| Thècle |
l’une
de ces moniales anglaises qui, avec Ste Lioba et quelques autres,
furent envoyées en Germanie, à la prière de St Boniface, comme
auxiliaires de ses fondations missionnaires. |
| Euthyme-le-jeune |
En
898, ermite à l’Athos, stylite à Salonique et fondateur de
laures. |
| Bruno
de Querfurt |
disciple
de St Romuald à Ravennes : le pape l’envoya « missionner »
en Europe orientale. Il y mourut « pour la Foi », avec
18 compagnons, en 1009. |
| 16 |
Gérard
Majella |
Près
de Naples, d’abord tailleur (il est le patron de la
corporation), puis frère rédemptoriste, mort à 29 ans en 1755. Il
est célèbre par les grâces extraordinaires dont il bénéficia,
plus remarquable encore par son héroïque
silence lorsqu’il fut faussement accusé par une femme. Il
est aussi le patron des mamans en danger prénatal. |
| Gall |
moine
irlandais, compagnon de St Colomban et apôtre - quelque peu
posthume - de la
Suisse, par la célèbre abbaye qui porte son nom. |
| Bertrand |
Vers
1125, évêque de Comminges, cité qui prit le nom très populaire de son pasteur |
| Bx
Baudoin |
En
ce même siècle, abbé cistercien de Ford, en Angleterre,
puis archevêque de Cantorbéry. Il mourut devant St Jean d’Acre
lors de la 3ème croisade. Il est l’auteur (entre autres) d’un
Traité sur le sacrement de l’autel. |
| Edwige |
(1174-1243)
: elle épouse, à 12 ans, Henri Ier le Barbu, duc de Pologne et Silésie
ainsi appelé parce qu’il portait la barbe comme les convers de Cîteaux,
pour marquer son regret de ne pas être l’un d’eux ; après une
vie conjugale exemplaire, elle se retire au monastère cistercien de
Trebniz, qu’elle avait fondé et que gouvernait une de ses filles. |
| Marguerite-Marie
Alacoque |
visitandine
à Paray Le Monial (1657-1690) : elle reçut mission de propager le
culte du Sacré-cœur de Jésus « qui a tant aimé les hommes,
et qui n’en reçoit en retour qu’ingratitudes ». « Mais
ce qui m’est le plus sensible » entendit-elle, « est
que ce sont les cœurs qui Me sont consacrés qui en usent ainsi » |
| Marguerite
d‘Youville |
(1731-1771)
: elle naquit, vécut et mourut au Québec ; elle souffrit, beaucoup
en son ménage, puis se dévoua aux pauvres de l‘Hôpital Général
de Montréal, pour le service duquel elle fonda les « Sœurs
Grises ». |
| 17 |
Ignace
évêque d’Antioche |
il
fut livré aux bêtes, à Rome, un 17 octobre, vers l’an 110. Au
gré des escales du voyage qui le conduisait au supplice, il adressa
à diverses Églises sept lettres d’où monte l’un des plus
beaux chants d’amour pour Dieu et son Église qui ait jailli
d’un cœur chrétien. Son nom signifierait « feu » ;
il écrivait, cependant, dans sa dernière lettre, aux Romains :
« En moi plus de feu qu’attise la matière, mais une eau
vive qui chante en mon cœur : Viens vers le Père ! ». |
| Jean
Colobos |
(c’est
à dire le Nain) , au désert de Scété, au 5ème siècle, . Parmi
ses apophtegmes, il y a celui-ci : « Nul ne réjouit plus l’Ennemi
que celui qui ne manifeste pas ses pensées à l’Ancien ». |
| Bx
Gilbert |
En
1168, abbé d’Ourscamp, puis de Cîteaux. |
| Bx
François Gagelin |
En
1833, à Hué, martyr : il mourut étranglé par ordre de l’Empereur
Minh-Mang. Il était natif de Franche-Comté, alors terre de
missionnaires et de martyrs. |
| Bx
Contardo Ferrini |
-
En 1902, près de Novatre en Piémont, professeur de droit en
diverses universités de la péninsule. Il accomplit un travail de
recherche et d’enseignement, tout en demeurant attentif aux
besoins de son temps : il était conseiller municipal de Milan et,
en famille laissait volontiers « le Digeste » pour
mettre la table ! |
| 18 |
Luc
évangéliste |
l’Évangéliste
de la tendresse de Dieu. « Il a rédigé l’Évangile d’après
ce qu’il a entendu, note St Jérôme, et les Actes d’après ce
qu’il a vu ». Mais il se cache derrière son oeuvre. St Paul
le qualifie d’excellent médecin, l’assignant par le fait comme
patron du corps médical. Il est aussi celui des peintres, car il a
fait dans son Évangile un très beau portrait de la Ste Vierge : là
encore il mériterait le qualificatif d’excellent. |
| Pierre |
En
1562, né à Alcantara en Espagne, franciscain et conseiller
de Ste Thérèse. C’était un ascète. « Sa maigreur était
si extrême, rapporte la sainte, qu’il ne semblait fait que de
racines d’arbres ». Il ne supportait pas qu’un confrère pût
regarder une femme : s’agissait-il d’un ancien, il le reprenait
; si c’était un jeune, il lui mettait la main sur les yeux.
« Bienheureuse pénitence qui m’a valu une telle récompense »,
révéla-t-il à Ste Thérèse, dans une vision posthume. |
| 19 |
Paul
de la Croix |
-
En 1775, à Rome, il s’était fait soldat pour lutter contre les
Turcs, mais il se rendit compte qu’il serait plus efficace par la
prière, la pénitence et la prédication dans le style haut en
couleurs de l’époque. Il fonda les Passionnistes. |
| martyrs
en Amérique du nord |
Les
Jésuites français martyrisés en
Amérique du nord entre 1642 et 1649 : les saints René
Goupil, Isaac Jogues, Jean de Lalande furent massacrés par les
Iroquois sur le territoire actuel des Etats-Unis ; les autres en
terre canadienne par les Hurons : Charles Daniel, Jean de Brébeuf,
Gabriel Lallement, Noël Chabanel et Charles Garnier : « Ils
tombèrent sous les coups de ceux qu’ils aimaient ». Si,
apparemment, leur “fruit” fut médiocre (quelques centaines de
conversions, incertaines) il y eut ce signe de Dieu, Kateri, cette
petite iroquoise, que l’Église a béatifiée. |
| Ptolémée
et Lucius |
Au
2ème siècle, mis à mort simplement pour s’être dits chrétiens. |
| Laure |
une
chrétienne de Cordoue torturée et mise à mort pour avoir refusé
de renier le Christ, en 864. |
| Bse
Agnès Galland |
moniale
dominicaine de Ste Catherine, à Langeac près du Puy. La sainte
Vierge lui demanda de prier pour un prêtre inconnu, « l’abbé
de Pébrac » : c’était Monsieur Olier. Elle le confirma
ainsi dans son intention de créer des séminaires. Elle mourut le
19 octobre 1634. |
| 20 |
Jean
de Kenty |
|
| Caprais |
A
Agen, il avait fui la persécution ; l’héroïsme de la
martyre Ste Foy, sa compatriote, lui rendit le courage de mourir
pour le Christ. |
| Irène |
Au
Portugal, à la Cova d’Iria, où Notre Dame de Fatima se
manifestera plus tard, religieuse et martyre, au 6ème siècle. |
| Bse
Adeline |
En
Normandie, soeur de St Vital et première abbesse du monastère
des Dames Blanches. |
| Bx
Guillaume |
-
Au 12ème siècle, à l’abbaye de Savigny, qui plus tard rejoindra
l’Ordre de Cîteaux, dont on ne sait rien, sinon qu’il était
novice et qu’il était saint. |
| Bertille
Boscardin |
En
1922, à Trévise, des Sœurs de Ste Dorothée, modèle d’infirmière
pour sa compétence et son courage, surtout pendant la première
guerre mondiale. |
| 21 |
Ursule
et ses compagnes |
leur
légende est contestée, mais par dévotion pour elles, beaucoup de
saintes authentiques, de Dieu seul connues, ont repris ce nom. |
| Céline |
Au
5e siècle, mère de St Rémy; comme beaucoup de mère de saints,
sainte elle aussi. |
| Céline |
Une
autre, amie et disciple de Ste Geneviève, est aussi vénérée ce même
jour. |
| Hilarion |
Au
4e siècle, père du monachisme palestinien. St Jérôme, son
biographe, rapporte une de ses dernières paroles : “Que crains-tu
? il y a presque 70 ans que tu sers le Christ, et tu crains de
mourir !” |
| Agathon |
-
De autre moine de ce 4e siècle, mais en Égypte, on a retenu ce
conseil à des moines : “Demeurez au monastère toute votre vie
comme des étrangers”. |
| 22 |
Salomé |
l’un
des premiers témoins de la Résurrection : elle était présente au
Calvaire et au Tombeau ; elle était peut-être sœur de la Vierge
Marie et épouse de Zébédée ? Mère, aussi, de Jacques et de Jean :
pour eux elle demanda à Jésus une place à sa droite et une place
à sa gauche ; et elle fut exaucée ! |
| Abercius |
évêque
de Hiérapolis dans la Turquie actuelle ; il est célèbre par
l’inscription qu’il fit graver sur son tombeau : « la Foi
me servit un Poisson de source, très grand, très pur, pêché par
une Vierge pure ; Elle Le donnait (qui “Elle” : la Foi ou
la Vierge ?), Elle le donnait sans cesse à manger aux amis ; Elle a
un vin délicieux ; Elle le donne avec le Pain ». Abercius,
mort en 167, est un précieux témoin de la Foi des
premiers temps, entre autres sur le Baptême, l’Eucharistie,
la Primauté romaine. |
| Philippe
et Hermès |
Sous
Dioclétien, en 303, à Andrinople en Thrace, St Philippe, le vieil
évêque d’Héraclée, et Hermès, son diacre ; appréhendés le
jour du seigneur, ils furent emprisonnés, traînés dans les rues,
flagellés et brûlés. |
| 23 |
Jean
de Capistran |
En
1456, Son destin est européen ; d’origine danubienne, il est le
1er magistrat de la cité de Pérouse. Converti à la vie
franciscaine, il se fait, par sa lucidité et son éloquence, le défenseur
de l’Europe contre le péril turc. |
| Bx
Géraud |
En
1120, il naquit à Salles en Périgord, “province perverse,
belliqueuse et féroce”, mais il ne retint rien de cette dureté,
“pas plus que les poissons de mer du sel maternel”. Il fonda 7
monastères d’hommes (dont Cadouin et les Chateliers) et 2 pour
les moniales : plusieurs, subissant l’attraction cistercienne,
s’agrégèrent à cet Ordre. |
| Bienheureux
Guillaume |
le
second abbé du monastère
de Grandselve, près de Toulouse ; et le premier cistercien. Il
mourut en 1149. |
| Arnould
Rèche |
-
A la Toussaint 1987, frère des Écoles Chrétiennes, était proclamé
bienheureux. Né près de Metz, il fut valet de ferme et charretier.
Vivant aussi près d’une communauté de frères, il les observa 3
ans, au bout desquels il entra chez eux. Il mourut en 1890 |
| 11
Ursulines martyres de Valenciennes |
-
En 1794, Elles furent guillotinées « pour fanatisme,
trahison, émigration, port d’habit prohibé », et pour
avoir réouvert leur école - leur mission d’Église - malgré
l’interdiction des Révolutionnaires. |
| 24 |
Antoine-Marie
Claret |
En
1849, il fonde “l’Institut Missionnaire des Fils du Coeur
Immaculée de Marie”, plus connu sous le nom de « Clarétains ».
L’année suivante, il est archevêque de Santiago de Cuba : en 6
ans, il y échappa à 15 attentats, tant sa prédication était
efficace et dérangeante ! En 1857, la reine d’Espagne Isabelle II
l’élit pour confesseur : autre disgrâce ! Mais la Révolution,
en détrônant la pénitente, contraignit l’aumônier à l’exil.
Il se retira chez les cisterciens de Fontfroide, dans l’Aude, et y
mourut en 1870. |
| Magloire |
ermite
dans les îles anglo-normandes après avoir été évêque en
Bretagne ; il est aujourd’hui vénéré à Paris. |
| Félix |
-
En 303, évêque de Thibiuca près de Carthage, martyr : il
fut frappé du glaive pour avoir refusé de livrer les Livres
Saints, comme le prescrivait un édit de Dioclétien. |
| Martin
de Vertou |
|
| 25 |
Chrysanthe
et Darie |
A
Rome, martyrs ; ensevelis dans une même tombe ; on les a mariés,
peut-être à tort. |
| Crépin
et Crépinien |
ce
serait deux martyrs romains venus à Soissons sous forme de reliques
; on leur broda une légende locale et ils patronnèrent les confréries
de cordonniers. Shakespeare les loue d’avoir soigné l’âme de
leurs clients mieux encore que leur corps. |
| Martyrios
et Marcianos |
A
Constantinople en 351, vénérés en Orient sous le nom de
“saints notaires”. |
| Front |
il
apporta l’Évangile à Périgueux qui, en reconnaissance, lui éleva
une splendide cathédrale. |
| 26 |
Evariste |
Entre
100 et 110, le Pontificat de St Evariste, 4ème évêque de Rome après
St Pierre, St Lin, St Clet et St Clément. |
| Bonaventure
de Potenza |
En
1711, franciscain ; il n’entreprenait aucune oeuvre sans la placer
sous la protection de Marie. |
| Angilramme |
En
791, alias Enguerrand, évêque de Metz et conseiller de
Charlemagne, qui obtint pour lui du Pape la dispense de résidence
et la dignité archiépiscopale, car, affirmait-il, “j’ai besoin
de l’avoir constamment à mes côtés pour les besoins de l’Eglise”. |
| Bernard |
né
à Calvo en Catalogne, abbé cistercien des “Saintes Croix” puis
évêque de Vich. Alors sévissaient les hérésies vaudoise et
albigeoise; le Pape Grégoire IX le nomma inquisiteur. En vrai fils
de St Benoît, il considérait la bonne administration du temporel
comme un devoir de religion. Il mourut
en 1243. |
| 27 |
Frumence |
Au
4e siècle, ce serait un jeune libanais échoué sur les côtes
de la Mer Rouge. Il fut vendu au Roi d’Éthiopie. Il en profita
pour l’évangéliser. Pour cela, St Athanase l’ordonna évêque
« et il convertit, selon Rufin, une multitude (presque)
infinie de Barbares ». Les Éthiopiens le vénèrent comme le
fondateur de leur Église. |
| Abraham |
Au
4e siècle encore, moine de Scété. Un moine le pria de lui
copier le Livre ; le vieillard, qui avait l’esprit de
contemplation, commit quelques erreurs. Son client les lui reprocha
: “Il manque des lignes, père !” Abraham répliqua : “Fais
d’abord ce qui est écrit, et alors reviens, j’écrirai le
reste”. |
| Bse
Antonie ou Antoinette |
-
En 1507, prieure des Dominicaines de Brescia. Elle les dirigeait
avec fermeté (ce qui lui valut quelques ennuis). Aimant la pauvreté,
chaque semaine, elle inspectait son domaine pour en extraire tout
superflu et le donner. |
| 28 |
Simon
et jude , apôtres |
Les
Saints Apôtres Simon et Jude : ils avaient l’un et l’autre un
homonyme dans le collège des apôtres : d’où les surnoms de
Cananéen ou de Zélote donnés au premier, et de Thaddée donné au
second pour le distinguer de Judas l’Iscariote.
-
St Jude n’a pas l’honneur d’être l’auteur de l’épître
qui porte son nom, mais c’est lui qui reçut de Jésus la grande
confidence : “Si quelqu’un m’aime... Nous viendrons en lui et
Nous ferons chez lui Notre Demeure”.
-
St Simon-le-Zélote, c’est-à-dire le militant nationaliste ; il
collabora cependant (et ce n’est pas le moindre miracle de Jésus)
avec Matthieu-le-Publicain. Qu’il ait été choisi par Jésus est
plus significatif encore : Jésus recrute ses disciples, et même
des Apôtres, parmi des hommes d’horizons très divers. |
| Faron |
-
Au 7e siècle : frère de la moniale Ste Fare. Il résigna sa
charge de chancelier du roi Dagobert, pour devenir moine, puis évêque
de Meaux. Il favorisa la vie monastique. |
| 29 |
Narcisse |
|
| Germain
de Talloires |
originaire de Belgique, moine de Savigny en Lyonnais, et premier
prieur bénédictin de Talloires fondé en 1018. Assoiffé de
solitude; il s’était installé dans une grotte, d’où il
redescendait pour réciter l’office avec ses frères. Parmi eux se
trouvait son frère Rodolphe (ou Roux, ou Ruph) : lui aussi se fit
ermite près de Seythenex. Et de Tamié, au 17ème siècle, on se
rendait « en dévotion » à l’ermitage de St Roux. Les
deux prieurs qui succédèrent à St Germain : Ismius et
Ismidon sont généralement tenus pour des saints. Un autre moine de
Talloires, Joire ou Jorioz, originaire du Luxembourg, était déjà
honoré d’un culte au 11ème siècle. |
| martyrs
de Douai |
Aux 16è et 17ème siècle, 160 prêtres anglais formés sur
le continent, pour être ensuite, apôtres en leur pays. |
| 30 |
Alphonse
Rodriguez |
|
| Bx
Ange d'Accri |
En
1730, en Calabre, Capucin. Ses premières prédications furent un désastre
: il dut plusieurs fois descendre de chaire avant le moment prévu :
ce qui lui mérita de devenir un orateur très écouté et efficace. |
| Paul |
En
298, à Tanger, il était centurion de l’armée romaine, et chrétien.
Devant le front des troupes, il rejeta armes et insignes, déclarant
son refus de servir les empereurs “comme des dieux” ; déféré
au juge Agricolanus, il fut par lui condamné. Sur le chemin du
supplice il eut la force de dire : « Agricolanus, Dieu te bénisse
! ». |
| Germain |
Au
6ème siècle, évêque de Capoue : le jour de sa mort, St
Benoît vit son âme transportée au ciel par les anges. |
| Bse
Bienvenue Bojani |
En
1292, dans le Frioul en Haute Italie, Son père avait déjà
six filles ; à la naissance d’une septième, il se serait écrié
: « Bienvenue, quand même ! ». Le nom lui resta.
Tertiaire dominicaine, elle vécut 37 ans d’une vie chrétienne si
exemplaire qu’elle fut béatifiée. |
| Dorothée
de Montau |
En
1394, en Prusse Orientale dont elle est la patronne, mère de
famille, puis recluse après son veuvage. Sa cellule était percée
de trois fenêtres : l’une ouvrait sur le ciel, une autre donnant
sur le cimetière, lui servait aussi de passe-plats, la troisième
avait vue sur l’autel. Grande était sa dévotion pour l’Eucharistie
: les jours de communion, le désir l’empêchait de dormir et elle
guettait par la fenêtre l’aube trop lente. |
| 31 |
Quentin |
Au
3ème siècle, St Quentin évangélisa le nord de la France : une
ville s’éleva sur le lieu de son martyre. |
| Wolfgang |
En
994, évêque de Ratisbonne. Il garda toute sa vie son habit
monastique revêtu d’abord à Einsiedeln. Etant à l’agonie il
fit entrer son peuple, pour « qu’on voie dans sa mort ce
qu’il faut craindre et éviter ». |
| Christophe |
envoyé
en France par St François d’Assise pour y propager les Frères
Mineurs. Il mourut plus que centenaire, à Cahors, en 1272. |
| Alphonse
Rodriguez |
frère
coadjuteur temporel de la Compagnie de Jésus. De sa modeste loge de
portier du collège de Palma de Majorque, aux Baléares, qu’il
occupa 40 ans, il exerça une influence spirituelle considérable,
notamment sur St Pierre Claver alors étudiant |