Le Nouvel an 2002 à Pahapuu

Pour ce réveillon du 31 décembre 2001, Carole et Pomare nous ont proposé de les accompagner sur un motu à l'opposé du lagon. Nous avons accepté avec joie tout en gardant une petite inquiétude : quatre jours sur un motu, sans électricité, téléphone, télévision, n'allions-nous pas risquer l'ennui ?
Le séjour a été intense, nous n'avons pas vu le temps passer, nous avons connu de grands moments de bonheur à l'état pur, nous avons écarquillé les yeux pour mieux absorber les paysages fabuleux qui s'offraient à nous sous un soleil généreux. Pas de doute, nous n'étions pas les plus malheureux !

A l'arrivée à Pahapuu, il faut tout d'abord décharger le bateau de son imposante cargaison : sacs, matelas pour le couchage, glacières pour la nourriture, outils divers, chevrons pour une mystérieuse construction prévue de longue date (voir ci-dessous), kayak... Tout le monde s'y met mais l'opération prend une bonne demi-heure.

 

Le cabanon cuisine-salle à manger-salle de réunion-dortoir, est un peu encombré au début mais chaque chose va rapidement trouver sa place.

 

Pomare a construit un petit bungalow qui permet un couchage agréable mais nous avons la chance de camper sur la plage, au bord du lagon, un régal.

 

Une Mérour arbore fièrement un mérou pêché par Pomare, avant que ce dernier le vide et le nettoie pour le repas du soir. Les petits requins à pointe noire du lagon viendront rapidement grignoter les abats rejetés à la mer : recyclage parfait.

 

A l'est le ciel se colore de teintes chatoyantes pendant que le soleil se couche de l'autre côté du motu

 

A la lueur d'un "mori gaz" (lampe à vapeur de pétrole sous pression, 10 mn de mise en route !), nous prenons le premier repas à Pahapuu sans déranger les "bernard l'ermite" (frères de Thierry) qui font coquille de tout ce qu'ils trouvent, y compris les pots de yaourts en plastique.

 

Le dimanche matin a permis d'effectuer la construction et l'habillage de commodités qui n'étaient pas encore installées sur le motu (d'où les mystérieux chevrons débarqués plus haut).   La salle de bain quant à elle offre une grande quantité d'eau douce de récupération : deux drums de 200 litres chacun. Quelques palmes de cocotier assurent l'intimité et un fond de grande bouteille en plastique sert de pomme de douche : magique pour se rincer après le bain dans le lagon.
 

L'après midi nous irons faire un tour à :

Otepipi
 
Otepipi fut autrefois le village le plus important de l'atoll. Il semble que la distance séparant ce motu des passes d'entrée dans le lagon a entraîné sa désaffection, il a finalement été abandonné et il ne reste qu'une église où se font assez régulièrement des pèlerinages. Les habitations ont disparu et la végétation a envahi les lieux. Un chemin encombré de feuilles de cocotier mortes et autres débris végétaux mène du lagon à l'océan (et réciproquement si nécessaire).
Côté océan, Otepipi présente une large plage de sable blanc bordant un large platier qui se termine par le récif.
Au cours de notre escale à Otepipi certains ont plongé et pêché du poisson, d'autres ont ramassé des coquillages.

 

Lundi 31 :

Les sables roses  
Nous sommes allés faire un pâté aux "Sables Roses", tout au bout de l'atoll de Rangiroa. La photo permet de constater que le nom de ce lieu n'est pas usurpé. En vrai c'est comme ça et même un peu mieux.
10 heures, le 31 décembre 2001, l'année n'a plus que quelques minutes à courir mais nous n'en sommes pas impressionnés outre mesure : un peu de foot sur le sable puis un long bain relaxant avec échange de potins dans l'eau limpide et chaude, un régal !

 

Faire réveillon "au secteur" n'est pas donné à tout le monde. Nous avons eu la chance de connaître ce bonheur, avec champagne à minuit et feu d'artifice, c'est tout simplement renversant !

note : si nos visages tirent vers des teintes rouges c'est uniquement dû au soleil impitoyable de Pahapuu et sûrement pas à un quelconque abus de Coca Cola !

 

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